MHGEN: Génération complexe ou simplifiée ?

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Comme vous le savez si vous suivez un minimum ce blog, je suis fan de la série des Monster Hunter. Pas un fan historique, puisque j’ai commencé avec le 3. Mais un fan, puisque je cumule plus de 1000 heures sur le 3 et le 4.

Or, le nouveau  (Generations, ou X) est sorti le 15 Juillet. J’en suis à quelques 25 heures déjà, et, bien évidemment, la première chose qu’on fait dans ces cas-là, c’est comparer avec les précédents. Continue reading

L’esprit d’escalier

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Ça fait deux mois que j’essaye d’écrire un article sur les stats des dés, promis il y a 2 ans à l’un des commentateurs de ce blog.

Ça fait une semaine que j’essaye d’écrire un article sur Bravely Default et les originalités développées par ce jeu.

Je vais donc répondre aujourd’hui à une question cruciale, que vous vous êtes tous posé au moins une fois. Imaginez-vous… C’est le matin, vous n’êtes pas encore réveillé. Votre thé ou café matinal fait tranquillement son chemin dans votre organisme, mais n’a pas encore tout à fait atteint vos synapses. L’œil torve, la bouche pâteuse, vous posez le pied sur le tapis roulant de votre station de métro préférée, vous laissant emporter. Rapidement, profitant de l’absence irréelle d’autre passagers sur ce moyen de transport limité, vous avancez. Et là, une pensée vous frappe: vous avez oublié quelque chose. Votre portable, votre badge, votre livre, choisissez, mais quelque chose de suffisamment important pour vouloir faire demi-tour. Et là, il semble long, soudainement, ce tapis…

Très long...

Très long…

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Disque monde orphelin

modranvdark_postLe 12 Mars 2015, le monde a perdu un grand écrivain en en la personne de Terry Pratchett, après une longue bataille avec une forme rare d’Alzheimer. Cet auteur, inventeur entre autres du Disque-Monde, un monde plat, circulaire, sur le dos de 4 éléphants, eux-même juchés sur la grande Tortue A’Tuin (“dont l’apparence est empruntée aux mythes Indiens, il vaut mieux le rappeler, sinon des Indiens pourrait nous envahir et faire quelque chose de terrible, genre boire du lait”, Terry Pratchett, Nantes, 2004) est l’un de mes préférés. J’avais à l’époque voulu recenser les hommages qui lui était fait, et… La vie, tout ça.

Mais j’en ai croisé un à l’instant, donc, hop, n’est pas mort, ce qui à jamais dort. Continue reading

Zelda, vraiment?

modranvdark_postJe… Viens de finir Zelda: a Link between worlds.

La princesse de Lorule se nomme Hilda.

La princesse de Hyrule se nomme Zelda.

Y a pas eu comme un mélange? Où est le royaume de Zerule? Et la princess Lolda? Ça a l’air d’une rigolote…

Oui, c’est tout ce que j’ai à dire, pourquoi?

La dernière Chasse

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Le vieux chasseur se penche en avant, le visage prêt du feu.

– La dernière chasse du Deviljho ? Encore ? Vous ne voulez pas que je vous en raconte une autre ? Non ?

Ses yeux se perdent dans les flammes, comme s’il revoyait des scènes lointaines. Puis sa voix se fait entendre, dans un murmure rapidement montant.

– Pour comprendre l’importance de cette chasse, il faut comprendre la relation que les chasseurs avaient avec le Deviljho. Cela faisait des mois qu’il s’invitait dans les chasses du village.

Vous pouviez être en train de suivre un Rathalos à la trace, ce qui, croyez-moi, n’est déjà pas une partie de plaisir, et soudain, de derrière un pan de montagne, vous aperceviez cette masse de cuir émeraude. Cette gueule au menton recouvert de durillons pointus gros comme mon poing. Et là votre cœur s’arrêtait un instant…

J’ai connu des chasseurs qui ont arrêté à cause de ça. Continue reading

Steam: L’aventure d’été

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Et nous voilà face à une nouvelle série de soldes Steam, et bien sur, de nouveaux tests de l’équipe pour ramener encore plus de sous dans leur panier. Comme je disais récemment à quelqu’un, je donnerai un rein pour être dans leur équipe de Marketing / Etude de données.

Si vous vous souvenez, il y a quelques mois de ça, je vous parlais de l’introduction des cartes STEAM. A l’époque, 364 jeux sur 2 307 en proposaient. A présent, le système de recherche m’en indique 2 264 / 12 529. On passe de 15% du catalogue à 18%. L’explosion du catalogue en elle-même est effarante aussi. Steam a lâché dans sa nature plus de jeux dans les 20 premières semaines de 2014 que dans la totalité de 2013. Je vous avais rapidement parlé des badges, sans rentrer dans les détails. Je fais comme dans Eyeshield 21, je vous révèle les règles du jeu au fur et à mesure de la nécessité pour pas vous perdre. Continue reading

C’est les soldes. Nooooooon!


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4 mois. J’espérais avoir tenu 6 mois, mais les calculs disent 4. Résisté à quoi, demandez-vous? A acheter des jeux vidéo. Particulièrement sur Steam. Parce qu’au bout d’un moment, 140 jeux, c’est pas mal. Ma résolution 2014 (prise en Novembre 2013, juste après l’achat de Saint’s Row IV) était donc “je n’achète plus rien tant que je n’ai pas réduit mon backlog de moitié” (NDLA: un backlog représentant ici les jeux possédés et non finis, voire même non joués). Certains l’appellent le stack of shame.

Ce qui demandait déjà de savoir en quoi consistait ce backlog. Pendant quelques jours, j’ai donc fait un tableau excel avec mes jeux steam, si j’y avais joué

La bonne nouvelle, c’est que j’avais joué à 80% de ces jeux (le graphique suivant est l’actuel; pour une fois, j’ai pas versionné).

Jeux joués

 

Question suivante: si je les avais finis (avec la date à laquelle je les avais fini si accessible; genre, avec un achievement correspondant). Continue reading

Age of Steam: les cartes à collectionner

Il y a quelques mois, Valve a introduit des cartes à collectionner sur sa plate-forme STEAM.

Toutes les explications sont , mais en voici le résumé succinct:

– Vous pouvez gagner des cartes.

– Vous pouvez utiliser ces carte pour créer des badges à mettre sur votre profil.

– Le fait de créer un badge vous donne aussi un fond d’écran à mettre sur votre profil et un smiley à utiliser en chat.

– Ça fait augmenter votre niveau steam.

Quelle est l’utilité? A priori, rien. Ou en gros, Steam a fait le bonheur des collectionneurs. En fait, c’est plus sioux. Continue reading

La malignité du Mal (or something)

Je sors à l’instant d’une séance du film Hannah Arendt. Pour rappel et en résumé (je ne peux décemment pas parler de spoilers pour un film relatant un événement de notre passé), cette philosophe allemande (et juive) a suivi le procès Eichmann à Jérusalem, et défrayé la chronique en ne le présentant pas comme un monstre, mais un homme dépourvu d’imagination, qui se contentait d’obéir aux ordres sans prendre de recul et réfléchir aux conséquences de ses actes, à la vue d’ensemble de ce qui arrivait, etc. Elle s’était de plus attirée les foudres de la communauté juive et d’un certain nombre d’intellectuels en signalant que des chefs de communauté juive avaient collaboré, et que le nombre de vies humaines perdues aurait été moindre en leur absence.

De cet événement, le professeur Arendt en a tiré sa théorie de la banalité du mal (lire ici un article intéressant sur le sujet) disant de ce que j’en ai compris que le Mal le pire arrive non pas à cause de gens qui seraient des monstres, ou l’incarnation du démon, mais à cause de gens qui laissent faire les choses et ne s’y opposent pas. Qui obéissent aux ordres tout simplement (même si, opinion personnelle, il faut bien quelques monstres en haut de la chaîne de commandement pour lancer les ordres qui seront suivis derrière). Ajoutons à ça l’idée qu’en faisant accepter à une population qu’ils sont insignifiants, qu’ils n’ont pas d’importance, de raison d’être, il est plus facile de les manipuler d’un côté, et de l’autre, on peut les éliminer la conscience tranquille.

Et là vous allez me dire “Oui, mais qu’est ce que ça a à voir avec les jeux, thème principal de ce blog?”. Excellente question, merci de l’avoir posée. Tout simplement, ce film m’a rappelé un jeu dont j’avais entendu parler, Trains, de Brenda Brathwaite. Brenda est une Game designer dont j’ai dévoré les livres de design et qui s’intéresse énormément à la question “peut-on faire ressentir des émotions et aborder des notions d’éthique par les jeux”. Le jeu (et je vais donc en spoiler la fin) consiste à emmener des petits pions d’un bout à l’autre de la carte le plus rapidement possible (plus vite que les voisins). Un jeu d’optimisation pure, entre autres par le fait que les pions ne rentrent pas facilement dans les trains, et que plus on force, plus on en fait rentrer, moins on a de voyages à faire, et plus il sera facile de finir avant les autres.

Une fois qu’un joueur est arrivé au bout, la destination est révélée: Auschwitz.

La première fois que j’ai entendu parler de ce jeu (un certain nombre d’articles en parlent, dont le Wall Street Journal), je n’ai pas compris quel en était le but. Je voyais là des gens bouleversés, des gens qui refusaient d’y rejouer, mais je ne comprenais pas. Le film de ce soir m’y a aidé.

– Le jeu demande juste d’emmener des pions à l’autre bout de la carte. Qui sont les pions n’a pas d’importance (ils sont donc insignifiants, quelque part)

– Les joueurs obéissent donc aux consignes. Sans réfléchir aux conséquences, ni au plan d’ensemble

– Non seulement les joueurs obéissent, mais ils arrivent à leur but de la manière la plus efficace possible, en optimisant remplissage, déplacement, sacrifices, etc…

La grosse différence avec Eichmann ci-dessus, et je pense qu’elle est importante, c’est que quand ils apprennent les conséquences (virtuelles) de leurs actes, ils sont touchés et reconnaissent leurs fautes. Ils n’en ont pas moins basculé, pendant un temps, dans ce qu’ils auraient considérés comme le Mal. Parce qu’ils on obéi aux règles. Et s’ils avaient eu tous les éléments depuis le début?

J’en déduis qu’il y a plusieurs degrés de Mal. Mais ça, c’est quelque chose dont je pourrais parler pendant des heures…

Qui a dit que les jeux ne servaient qu’à se vider la tête?

Fairytail, Reborn, Bleach: worf, worf, worf…

 

Bon, J’ai maintenant atteint le volume 17 du manga Fairytail,  après trois essais infructueux, et des nouvelles tentatives uniquement dûes au fait que des amis m’ont dit que si, si, ça allait devenir méga trop bien si je continuais. Bilan, j’aime toujours pas, et je pense pas que je passerai plus de temps à attendre que ça devienne bien.

En revanche, j’ai identifié quelques trucs qui participent à mon déplaisir, et que je retrouve malheureusement dans plusieurs mangas. Attention, je tape chez tvtropes tout au long de l’article. Et il risque d’y avoir quelques spoilers.

1) Des femmes mammairement surgonflées

Sérieusement, c’est pire que dans les comics, et c’est pas peu dire. J’ai rien contre les gros seins, mais là, elles ont toutes ces espèces d’obus qui tiennent tout seul, et visiblement aucun tailleur de la région n’a suffisamment de tissu à la fois pour qu’ils tiennent dans un vêtement. Je pense que l’autopsie de la moindre des filles de ce manga révèlerait une absence de muscles du dos, et juste des plaques de métal de soutènement. En titane. C’est plus léger, solide, et ça résiste au feu. Vu qu’elles trainent toutes à côté d’un pyromane compulsif colérique, y a que ça qui peut expliquer qu’elles soient encore en vie. J’aime bien les seins, ça a surement contribué à ce que je prenne le manga au début. On se souvient de cette expérience de l’éditeur de BDs Soleil, qui avait mis en vente la même BD avec 2 couvertures:

– Avec une femme peu vêtue sur la première

– Avec une scène plus classique sur l’autre.

Les ventes de la première avaient explosées celle de la deuxième. Et évidemment, impossible de retrouver un lien sur le sujet. Un cookie à qui m’en trouve un.

Mais là, quand même:

 

Bleach, si il a un des personnages secondaires principaux dans une catégorie encore supérieure, a au moins des variations d’un personnage à l’autre. Là, elles sont toutes équipées pareil.

2) L’effet Worf, et son frère le barrage Worf. Mais surtout leurs cousins consanguins…

Soyons honnêtes, Fairytail n’est ni le seul, ni le pire utilisateur de ces 2 clichés, mais le débarquement de Jéra l’un des 10 Mages sacrés a été la goutte d’eau qui a brisé le dos de la poudre. Déjà, c’est quoi, l’effet Worf? L’effet Worf (basé sur le nom d’un personnage de Star Trek), c’est quand un auteur, pour démontrer la puissance d’un nouveau personnage, l’utilise pour exploser littéralement la tronche d’un personnage considéré comme puissant. Par exemple, quand Onslaught est apparu dans l’univers Marvel (ça nous rajeunit pas), son arrivée a été annoncée par le Juggernaut. Pas façon “Moi, Surfeur d’Argent, Héraut de Galactus, annonce l’arrivée du Dévoreur de Monde, de l’assoiffé des Océans, de la terreur des Planètes, le Grand, le Rose, l’Immortel… GALACTUS !” (note: me trouver un hérault). Non, plutôt façon “est ce un Avion? Est ce une comète qui se crashe lourdement sur notre maison, professeur ?” “Non, mes X-men… Cette espèce de loque en pleurs aux habits réputés indestructibles (et donc made in America), c’est le Juggernaut. Qui t’as fait ça, mon cousin?” “WEUHEUEHEEEUUUU, LE MECHANT ONSLAAAAAUUUUUUGHT” “Raaah, Juggy, arrête de chialer, on avait r’fait la moquette!!” (un cookie à qui identifie les 4 personnages).

Pour ceux qui ne connaitraient pas le Juggernaut, ce personnage est connu pour (jusqu’à ce point) n’avoir jamais été vaincu par qui que ce soit physiquement. Le pouvoir du Fléau (en VF), c’est que rien ne l’arrête. Il résiste aux dégats physiques et magiques, n’a pas besoin de respirer et son seul point faible, c’est les attaques mentales (et contre ça, il a un casque). Quand il arrivait dans une série, on pouvait être sur qu’il allait s’essuyer les pieds avec les différents personnages de la série, plusieurs fois si besoin, comme un MJ qui saturerait de ses joueurs qui passe leur temps à baffrer et bavarder.

Et voilà qu’un dénommé Onslaught en faisait de la chair à patée. Tout de suite, on savait qu’en face des X-Men, c’était pas un Mickey. (Quelques années plus tard, Mickey serait au dessus plutôt qu’en face).

Le problème de l’effet Worf, c’est qu’une fois qu’on a essayé, c’est dur d’en revenir. A partir de ce genre de moment, un personnage va être réutilisé encore et encore pour le démontrer. Le Juggernaut n’a plus vraiment gagné de combat à partir de là. Son aura mystique était… Entamée.

Mais bon, on s’est un peu carrément éloigné des mangas. L’effet Worf en lui-même n’est pas un problème, utilisé avec parcimonie. Mon problème, c’est quand, pour introduire un personnage violent, un auteur se dit (peut être pour éviter le destin du Juggernaut, d’ailleurs. Mauvaise bonne idée) que plutôt que d’utiliser un personnage existant, on va introduire un nouveau personnage. Juste le temps de dire qu’il est super costaud, et pour qu’il se fasse buter par le nouveau méchant. Hop ! Comme ça le nouveau méchant est crédible, et aucun de mes personnages n’a perdu en crédibilité !

 

J’ai 2 problèmes avec ça:

– Premièrement, c’est bien beau de dire que le personnage introduit est puissant, mais tout ce que je vais en voir, c’est le moment où il est vaincu. Je peux citer Jura (Jura le roc. Et pourquoi pas la montagne?) ci-dessus, la famille Giegue dans Reborn (introduits par nom un ou deux chapitres avant comme “la redoutable famille d’assassins”), ou Nell dans Bleach. Sachant que leur adversaire va être vaincu peu de temps après par les héros, c’est qu’ils n’étaient finalement pas si puissants que ça…

A l’opposé, prenez Aban et Hadora issu de Fly/Dragonquest. Aban est un héros, tuteur de Fly le personnage principal. La première fois qu’on le rencontre, il met en place une barrière protégeant une île entière. Hadora (le Roi du Mal) dit lui-même lorsqu’il perce cette barrière “j’ai cru que mes os allaient se briser”. Ils s’affrontent devant le héros, et Aban finit vaincu. Pourquoi c’est mieux fait?

Déjà parce que plutôt que de nous dire qu’Aban est puissant, on nous l’a montré.

Ensuite, parce que ce n’est pas dans 2 ou 10 chapitres que Fly va vaincre Hadora. C’est plus de 200 chapitres après ! Fly a le temps de vaincre des sous-fifres d’Hadora, chacun démontrant que ce dernier est plus fort qu’eux.

– Deuxièmement, Je… J’ai perdu mon deuxièmemement. Je dois vraiment prendre des notes quand ces articles me viennent histoire de pas les perdre à l’écriture.

Le résultat, c’est que quand je vois quelqu’un débarquer et tous les personnages le louer, je sais qu’il va mourir/être vaincu dans peu de temps.

A l’inverse, un personnage où tout le monde s’accorde à dire qu’il ne vaut rien ou qu’il a l’air faible va se révéler être un monstre (genre, Wendy dans Fairytail, ou Unohana dans Bleach).

Mmmh? Le barrage Worf? Ca, c’est quand un personnage invoque un super pouvoir de la mort qui tue que l’univers pourrait être fendu en 2 avec. Qu’il le balance sur le personnage introduit qu’on veut montrer qu’il est costaud. Et que ça n’a aucun effet. Zip. Nada. Circulez. NVE.

Un exemple? Dans la famille Barrage Worf, je voudrais le Cero Sincretico. Ils se sont entraînés à mort pendant des années. Et ça n’a servi à rien. Bien sur, on ne les revoit jamais essayer leur technique par la suite sur quelqu’un d’autre (de toute manière, s’ils le faisaient, sur le principe de l’effet Worf, ça raterait à nouveau)

La différence entre un bon barrage Worf et un mauvais? Dans un cas, on a eu une démonstration AVANT que le Super pouvoir tue et que l’univers pourrait être fendu en 2 avec. Dans l’autre, on nous le dit.

3) Trop de personnages. Tellement. Trop. De personnages.

Je vise Bleach et Fairytail, principalement. Quoique Naruto rentre facilement dedans. Je comprends les auteurs. Ils ont des personnages potentiellement très intéressants en tête. Et ce serait dommage de les perdre. Alors ils les incluent. Au fur et à mesure qu’ils les imaginent. Et évidemment, ils essayent de tous les avoir en même temps. Résultat, ils ont une page chacun, et ils sont jamais développés… (et si c’est des méchants, on les recycle en gentils). Et me lancez pas sur le fait qu’avant d’être une guilde de bourrins, c’était visiblement un orphelinat de gamins. Y a qu’un personnage qui a des parents (enfin, 2 avec Luxus) !

4) C’est pas de la magie, c’est des pouvoirs.

Celui-là, j’aurais du mal à l’expliquer. En gros, ce manga, on dirait “c’est des ninjas” plutôt que “c’est des mages”, ça changerait rien au manga. La magie, pour moi, c’est quelque chose qui peut être appris par les personnes concernées. Ca veut dire qu’il y a des sorts en commun entre les gens, tous comme on a des formules mathématiques que tout le monde connait. Et toujours comme en mathématiques, certains développent leurs propres formules, que tout le monde n’est pas capable de comprendre et/ou d’utiliser. Là, c’est l’inverse: chaque personne a sa/ses formules, et quelques-uns ont peut-être quelques sorts en commun (et encore, ça semble limité à “on est de la même famille”, bref, exactement comme les familles de Ninjas de Naruto). Erza n’est même pas une mage. C’est une guerrière bardée d’objets magiques…

Dans Kekkaishi, les personnages ont un pouvoir, le Kekkai, plus des sorts mineurs (surtout les grands-parents). Au fur et à mesure de la série, ils développent leurs capacités et utilisent leurs pouvoirs différemment. Ils ne se contentent pas de “plus gros, plus fort” (même si Yoshimori rentre presque là dedans). Là, en 17 tomes, la seule que j’ai vu progresser, c’est Lucy. En récupérant de nouveaux astres et en en invoquant plusieurs à la fois.

Bref, pour être honnête, au début, je me suis dit que je devenais un vieux con se plaignant que c’était mieux avant. Le problème est pas là. Le problème, c’est que j’ai lu des caisses de manga, bandes dessinées, romans et autres, et qu’à force, ce genre de ficelles qui reviennent tout le temps ne me conviennent plus. Du coup, j’ai l’impression de devenir comme ces gourmets qui testent des trucs de plus en plus étranges parce que leur goût est habitué à tout le reste :). Mais ça me permet de découvrir des trucs sympas, des fois.