Comme il faut toujours que je me disperse, j’ai décidé, pour la 2e fois officielle et la 3e fois officieusement, de participer au concours de fifties de Saint-Epondyle. Qu’est ce qu’un fifty, me demanderez-vous? Un fifty, c’est une histoire en 50 mots maximum. Plus un titre.

Par exemple (tiré d’ici):

Le peintre apporte les dernières touches à son tableau puis observe son oeuvre. Ses doigts effleurent les reliefs puis sa main s’enfonce dans la toile. Il avance, traverse complètement la toile et cherche sa place au milieu des pigments. Il prend la pose et attend que ça sèche. Autoportrait.

Et ben c’est pas simple. Ma première participation n’avait pas été travaillée, en mode « J’ai envoyé mon texte 10 minutes après qu’on m’en ait parlé ». A noter que la plupart des articles que j’ai publiés sur ce blog sont des 1ers jets aussi, la plupart du temps parce que sinon, l’épée de Damoclès du « bog-qui-ça-peut-intéresser » s’abat, et je ne publie jamais l’article… Au moins, 50 mots, ça se retravaille plus vite (j’ai pas dit facilement)

Les chiens de Tindalos

Rond. Tout était enfin rond. Cela lui avait pris un temps infini, mais c’était fait. Il ne vivrait plus constamment dans la peur. Ils ne pouvaient plus passer. C’était une nouvelle vie qui s’offrait à lui, il allait pouvoir voir les choses sous un nouvel angle. Ses yeux s’écarquillèrent.

J’avais de plus utilisé le compteur de mots de Word, qui n’est pas le compteur officiel. Résultat, mon histoire en faisait 53, ce qui m’a valu 1 pénalité sur 2 notes !

La 2e fois, j’ai raté la deadline, mais mon histoire tenait les limites. Elle était plus Cyberpunk que véritablement Dickienne (le 2e étant un sous-ensemble du 1er), mais j’en reste content. Pour le coup, je l’ai réécrite 5 fois environ…

Date limite dépassée

Il s’affaissa lentement, les yeux aveugles, la main tétanisée sur la poignée, et, comme une ritournelle sans fin, les mots de ce qui hier encore était une blague :
« Aujourd’hui, il peut y avoir deux types de GLACE dans nos frigos. Celle qui te rafraîchit, et celle qui te refroidit. »

Et le 3e, donc, a pour sujet l’horreur. Lovecraft, donc, étant un sous-ensemble de l’horreur, ce sujet est plus large. Comme me l’a dit Saint-Epondyle « Mon blog est plutôt fantastique, mais ça veut pas dire que les histoire doivent l’être aussi! »

Manque de chance, la plupart de mes idées le sont, fantastiques (pas forcément en termes de qualité, qu’on soit clair – je vous vois venir avec vos gros sabots). Oui, parce qu’actuellement, je me bats avec 3 fifity, et je ne sais pas lequel choisir…

Le premier, que j’appellerai Cache-cache a commencé comme ça:

« CENT ! J’ARRIVE ! »
Elle n’est plus dans sa chambre.
Elle n’est pas dans la notre. Comme la clé de ma bibliothèque.
Elle n’est pas dans mon bureau. Le Grimoire non plus…
J’ai couru jusqu’à la cave. Pourquoi? J’ai oublié. Surement pour ranger ce livre!

 Et encore, là je vous livre la version qui fait 50 mots… J’aime bien la répétition due à la recherche. On a le côté étrange qui s’incruste peu à peu dans le réel avec une conclusion horrible à mes yeux, mais le rythme est pauvre, plat. Il n’y a pas véritablement de montée de l’horreur. Et la conclusion ne me semble pas tout à fait claire. Après un certain nombre de retravail, j’en suis là:

« CENT ! J’ARRIVE ! »
Elle n’est plus dans sa chambre.
Elle n’est pas dans la nôtre. Ni la clé de ma bibliothèque. Ma gorge se serre.
Mon bureau. Personne. Bibliothèque: ouverte ! Grimoire: disparu !!
J’ai… couru… jusqu’à la cave.
Mais pourquoi? Pour ranger ce livre? J’ai oublié…

 Je préfère déjà cette version. La répétition pose le concept de la recherche, mais elle est ensuite coupée par la course de plus en plus frénétique du personnage que j’essaye de montrer par des phrases de plus en plus courtes, et son anxiété montante avec une ponctuation de plus en plus importante. La conclusion me semble encore un peu floue, mais on voit la redescente de la peur chez le personnage due à l’oubli. C’est chez le lecteur que j’espère que l’anxiété reste ! Il me reste une semaine pour peaufiner ça.

La deuxième… Me gène, en fait (52 mots en première version):

Il disait avoir peur du noir.
J’avais tout essayé. Des loupiotes. Laisser la lumière allumée. La tenir dans mes bras jusqu’à ce qu’il dorme. Sans succès.
C’est quand il a disparu, quand les policiers l’ont retrouvé enterré dans le jardin du voisin que j’ai remarqué sa carnation…

Un super jeu de mots entre « avoir peur du noir/peur du Noir » où le narrateur pense que la personne parle de l’obscurité et l’enfant de la couleur de peau du voisin. Un peu beaucoup raciste au final…

Le troisième, dont le titre provisoire est It’s a cookbook ! (provisoire parce que bien qu’un clin d’œil à un célèbre épisode de la 4e dimension, il révèle trop de choses – un bon titre idéalement devrait donner plus de profondeur au texte une fois que celui-ci a été lu…) ressemble à ça (après retravail et coupe jusque 50 mots):

D’abord la peur quand leurs vaisseaux sont apparus, puis la joie devant leurs proclamations de paix ; Ils venaient sauver la Terre.
Nos centrales furent arrêtées, remplacées par mieux, plus écologique.
Certains humains furent parqués. Pour le mieux.
Puis beaucoup.
Puis tous.
C’était la Terre qu’ils venaient sauver.

Une idée assez classique aussi (issue d’un rêve de cette nuit…). La première phrase est trop longue et n’apporte au final rien. J’aimerai arriver à placer une phrase entre « certains humains furent parqués » et « Puis beaucoup » qui montre une autre activité destructrice arrêtée et remplacée par « mieux »…

Ça reste un très bon exercice d’écriture. C’est comme les Game Jams, je pense que c’est dans les limites que la créativité s’exprime le mieux. « Écrivez une histoire », c’est beaucoup plus dur que d’avoir un thème, une façon d’écrire, un mot à utiliser, quelque chose auquel s’aggripper, le manipuler, le détourner…

Si ça vous intéresse, vous avez jusqu’au 31/10 /2016 pour participer !

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Je réfute toute accusation disant que je lis trop de comics.

Inktober jour 2: le thème est bruyant

inktober_02

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Si vous connaissez des dessinateurs (en herbe ou pas), vous les entendez peut-être parler de Inktober. Surement déjà à mots couverts, associé à la phrase « je suis déjà à la bourre… ».

En fait, quelque part, si vous connaissez des écrivains (en herbe ou pas), ça doit vous rappeler leur réaction face à la NaNoWriMo.  Si vous êtes vous-mêmes dessinateur ou écrivain et dans le secret, vous êtes peut-être en train de pâlir en vous apercevant qu’on est le 03 Octobre 2016…

L’Inktober, c’est donc la NaNoWriMo des dessinateurs, ie un dessin à l’encre par jour pendant 30 jours, ie 30 jours de torture pour se donner un coup de pied aux fesses et se délier un peu la main. Pour rappel, la NaNoWriMo, c’est en Novembre, on en a déjà parlé sur ce blog, et il s’agit de faire 50 000 mots en 30 jours.

C’est loin d’être facile de tenir les 30 jours (M’sieur, tu me dis si tu veux pas que je te tape l’affiche 😉 ). Mais on se sent obligé de retenter chaque année (rah, c’est sur ton facebook maintenant, vil !). Suivez #Inktober pour voir des créations… Juste waouh.

Donc, ben, vu que le thème du 1er Octobre, c’était rapide

inktober_01

 

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Comme vous le savez si vous suivez un minimum ce blog, je suis fan de la série des Monster Hunter. Pas un fan historique, puisque j’ai commencé avec le 3. Mais un fan, puisque je cumule plus de 1000 heures sur le 3 et le 4.

Or, le nouveau  (Generations, ou X) est sorti le 15 Juillet. J’en suis à quelques 25 heures déjà, et, bien évidemment, la première chose qu’on fait dans ces cas-là, c’est comparer avec les précédents.

Ma première réaction a été une déception. Le 4 m’avait habitué à des cinématiques lors de la première rencontre avec un monstre. Pendant 1 minute, on me le présentait dans toute sa splendeur. Si j’ouvrais l’oeil, j’avais même des indices précieux sur la façon de se battre du monstre. Dans le 3, on avait droit plutôt à une scène quotidienne de la vie du monstre. Le dernier a trop joué à Borderlands et se contente d’une vignette de 5 secondes avec le nom de la créature… C’est un peu léger.

Ma deuxième réaction a été la joie. Dans le 3, j’ai fini par trouver que l’arme qui me convenait était la corne de chasse, pour citer Skoras « évidemment, tu t’intéresse à l’arme la plus bizarre ». Une sorte de cornemuse géante où chaque attaque produit un son, et un enchaînement de sons particulier joue une musique ayant un effet particulier (Bonus d’attaque, guérison, détection des monstres, etc). Chaque corne ayant ses propres notes. Dans le 4, je me suis intéressé à l’Insecto-Glaive, la nouvelle arme du jeu, qui permettait en particulier de sauter sur les monstres afin de déclencher un rodéo pour les mettre à terre. Generations introduit un système de 4 styles de chasse, l’un d’eux étant le style « Aérien »  permettant de sauter sur les monstres. Mon Insecto-glaive a été relegué au placard, j’avais maintenant accès au meilleur des 2 mondes avec une corne de chasse aérienne.

Ça, combiné au fait que l’arme qui m’a le plus plu dans Forced, c’est le marteau de lave, et que dans Victor Vran, j’utilise en alternance le shotgun et … Le marteau, m’a fait réaliser que définitivement, j’aime les armes qui ont de l’impact. Si c’est lent, que ça a une bonne zone d’effet, et qu’on sent qu’il y a du poids derrière chaque attaque, visiblement, c’est pour moi.

Ma troisième réaction a été de la stupeur devant le nouveau système d’amélioration des armes. Dans les versions précédentes, chaque amélioration change l’arme: ce n’est plus le même nom, ce n’est pas forcément la même apparence. L’image suivante est extraite du Wiki Monster Hunter, spécifiquement la page sur les cornes de chasse :

Et là, je découvre qu’entre chaque changement d’arme, je vais devoir augmenter le niveau de l’arme.

Il m’a fallu quelques jours pour comprendre que c’est une amélioration. Le jeu étant encore récent, je ne peux pas vous montrer directement à quoi ressemble le nouvel arbre, mais grosso modo, de ce que j’en comprends jusqu’ici, remplacez tous les noms de la première diagonale par Metal Bagpipe, auxquels vous ajoutez Niv 1, Niv 2, etc, jusqu’au Rinforzato qui garde le nom Rinforzato. Pour la 2e diagonale, vous remplacez par Kummerklang, plus Niv 1, 2, etc, et Le Grégorien en dernier.

En clair, on garde le même nombre d’armes, au final, et surtout, on évite un gros écueil des précédents: recréer une arme qu’on possède déjà, ou pour laquelle on a déjà mieux.

Je m’explique. Dans un Monster Hunter, il n’est pas obligatoire de partir d’une racine de l’arbre pour aller jusqu’à la feuille finale. Il est possible de créer des armes en plein milieu d’une branche. Par exemple, je peux partir d’un Metal Bagpipe, l’améliorer 5 fois et obtenir un Fortissimo, ou construire directement ce Fortissimo.

Imaginez maintenant que je l’ai encore amélioré 2 fois, jusqu’au Sforzando – ce qui, croyez-moi, est plus facile à dire qu’à faire, et nécessite de chasser beaucoup de monstres ; souvent les mêmes, en boucle. Je rentre d’une chasse, regarde ce que je peux construire, et m’aperçois que je peux faire un Fortissimo ! De plus, le jeu m’indique que je n’ai pas de Fortissimo dans mon inventaire. Je dépense l’argent et les composants, heureux, et découvre dépité que je viens de gâcher des ressources quelques minutes plus tard…

Dans Generations, le Sforzando serait un Metal Bagpipe Niv 7, le Fortissimo un Metal Bagpipe Niv 5. Le jeu me signalerait donc que j’ai DEJA un Metal Bagpipe dans mon inventaire. On y perd un peu en immersion, mais j’y gagne beaucoup en tension artérielle !

De plus, cela signifie aussi qu’aucune arme n’est obsolète, puisqu’elles ont toutes suffisamment d’évolutions pour atteindre des niveaux ultimes. Si on peut construire une arme qu’on ne possède pas dans cet opus, il FAUT le faire.

Et j’avoue que j’apprécie.

J’apprécie aussi le fait que ramasser des composants, ou les découper sur le corps d’un monstre ne nécessite plus d’appuyer des dizaines de fois sur le bouton A, mais de rester appuyé !

Ce que j’aimerai, maintenant, c’est creuser un peu combien de créatures et d’endroits sont des reprises des précédents. Parce que, qu’on prenne son titre Européen (Generations) ou japonais (X, dans le sens Cross), on a clairement un hommage à tous les opus, avec des personnages, des villages qui réapparaissent. Un peu comme un au revoir à venir. Ce qui serait sureprenant, vu le succès de cette série !

Et vous, qu’est ce qui vous plait dans ce nouvel opus? Qu’est ce qui vous frappe (à part la queue du Durambouros)?

L’esprit d’escalier

modranvdark_post

 

Ça fait deux mois que j’essaye d’écrire un article sur les stats des dés, promis il y a 2 ans à l’un des commentateurs de ce blog.

Ça fait une semaine que j’essaye d’écrire un article sur Bravely Default et les originalités développées par ce jeu.

Je vais donc répondre aujourd’hui à une question cruciale, que vous vous êtes tous posé au moins une fois. Imaginez-vous… C’est le matin, vous n’êtes pas encore réveillé. Votre thé ou café matinal fait tranquillement son chemin dans votre organisme, mais n’a pas encore tout à fait atteint vos synapses. L’œil torve, la bouche pâteuse, vous posez le pied sur le tapis roulant de votre station de métro préférée, vous laissant emporter. Rapidement, profitant de l’absence irréelle d’autre passagers sur ce moyen de transport limité, vous avancez. Et là, une pensée vous frappe: vous avez oublié quelque chose. Votre portable, votre badge, votre livre, choisissez, mais quelque chose de suffisamment important pour vouloir faire demi-tour. Et là, il semble long, soudainement, ce tapis…

Très long...

Très long…

Du coup, que faire? Continuer jusqu’au bout et faire demi-tour? Ou bien faire demi-tour immédiatement et remonter le tapis à contre courant? La personne croisée ce matin et qui a inspiré ce post avait choisi la première solutionen étant au 1/3 du tapis. Avait-elle raison?

Et bien, répondons-y. Mathématiquement.

Il est pas beau ce schéma?

Il est pas beau ce schéma?

Soit:

– F le trajet déjà fait. C’est une Longueur.

– R le trajet restant. C’est une Longueur.

– M votre vitesse de marche. C’est une Vitesse.

– T la vitesse du tapis. C’est une Vitesse.

– A la vitesse du moyen emprunté sur le retour. C’est une Vitesse.

A noter que je rajoute A au moment de l’écriture de cet article, mon calcul initial s’étant basé sur un retour uniquement à pied, mais un certain nombre de trajet ayant des tapis roulants dans les 2 sens. Du coup, je suis obligé de mettre une vitesse différente de celle du tapis initial.

Le point d’équilibre est donc le point où le temps mis à parcourir la longueur F à contre-courant est égal au temps mis à parcourir la longueur R sur le tapis puis la longueur R+F sur le moyen emprunté pour le retour. Ce sont des Durées, donc des Longueur / Vitesse. Je vous rassure, ce moment est d’une durée infinitésimale, donc vous n’aurez pas longtemps à vous poser la question. On a donc:

Equation initiale

En développant tout ça et en regroupant R et F:

Equation developpee

Equation regroupee

Equation regroupee2

Equation regroupee3

Tiens, vous avez vu? On divise par M+A des 2 côtés. Allez hop ! On simplifie !

Equation simplifiee

Pour un résultat final d’équilibre:

Equation simplifiee2

Han. Comme quoi, je m’étais planté dans le RER. Avec une formule plus simple, puisque j’avais A = 0 à ce moment là. Comme quoi:

  1. Il faut toujours se relire
  2. Mon thé n’était pas encore arrivé aux synapses.

Si F est inférieur, autant faire demi-tour (on suppose que vous êtes seul dessus). Si F est supérieur, avancez jusqu’au bout.

Un exemple? Soit un humain marchant dynamiquement à 6km/h, sur le tapis de Montparnasse à 3 km/h (pas le rapide qui n’aura pas duré longtemps, donc). Le point d’équilibre est tel que:

Exemple1

Exemple2

Exemple3

Tiens? Heureux hasard…

Si cet humain n’a pas atteint la moitié du tapis, qu’il fasse demi-tour. Au delà, il vaut mieux qu’il continue.

Voilà, la prochain fois que ça vous arrivera, vous aurez un outil parfaitement adapté à votre prise de décision, ce qui minimisera le temps que vous perdrez. Toujours ravi de vous aider!

 

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Disque monde orphelin

modranvdark_postLe 12 Mars 2015, le monde a perdu un grand écrivain en en la personne de Terry Pratchett, après une longue bataille avec une forme rare d’Alzheimer. Cet auteur, inventeur entre autres du Disque-Monde, un monde plat, circulaire, sur le dos de 4 éléphants, eux-même juchés sur la grande Tortue A’Tuin (« dont l’apparence est empruntée aux mythes Indiens, il vaut mieux le rappeler, sinon des Indiens pourrait nous envahir et faire quelque chose de terrible, genre boire du lait », Terry Pratchett, Nantes, 2004) est l’un de mes préférés. J’avais à l’époque voulu recenser les hommages qui lui était fait, et… La vie, tout ça.

Mais j’en ai croisé un à l’instant, donc, hop, n’est pas mort, ce qui à jamais dort.

Les crayons de Florine – Le dessin qui a (re)lancé cet article

Le Monde  – Florilège

ZDnet  – Rajouter une ligne de commande sur un serveur pour que, de manière transparente, le nom de Terry Pratchett soit « prononcé » continuellement sur le réseau. Une belle réutilisation d’un élément d’un de ses romans.

Une pétition (que j’avais signée) enjoignant la mort à nous le rendre – Certains commentaires sont magiques. Je suis surpris qu’elle n’ait pas atteint 35k signatures…

xkcd: une trilogie qu’il faut que je découvre…

20 minutes / florilège de tweets

Rappelons que, lorsqu’il a été fait chevalier, il s’est fait faire une épée. En métal issu d’une météorite tombée dans son jardin.


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Boulet: Ook

Un blog faisant un tour de l’univers du Disque Monde.

Je mettrai à jour cet article au fur et à mesure que j’en croiserai à nouveau. De votre côté, n’hésitez pas si vous en avez croisé de sympas.

UPDATE DU 27/10/2015

Quelques mots de Neil Gaiman (en plus je l’ai lu plusieurs fois cet article, je sais pas pourquoi je ne l’ai pas mis), un autre auteur que j’aime beaucoup, même si certaines de ses nouvelles sont vraiment horribles au point de me mettre mal à l’aise.
Une gigantesque fresque hommage à Londres (potentiellement trop temporaire, malheureusement).

Zelda, vraiment?

modranvdark_postJe… Viens de finir Zelda: a Link between worlds.

La princesse de Lorule se nomme Hilda.

La princesse de Hyrule se nomme Zelda.

Y a pas eu comme un mélange? Où est le royaume de Zerule? Et la princess Lolda? Ça a l’air d’une rigolote…

Oui, c’est tout ce que j’ai à dire, pourquoi?

Accro du hunting

modranvdark_post

Quand on m’a annoncé que Monster Hunter 4 Ultimate (disons MH4U entre nous) commençait avec un affrontement contre un Darhen Mohran (orthographe à confirmer; quand t’es dans l’action, tu demandes pas son nom à la bête), ma première pensée a été « Ah, ils partent comme ça :/ »

« Comme ça » faisant allusion à une tendance que j’aperçois dans pas mal de jeux ces dernières années, surtout dans les suites, où on vous fait démarrer avec un niveau/équipement de malade dans un affrontement hyper-épique (soit en massacrant du péon de base par pack de douze, soit face à une créature monumentale) avant de tout vous faire perdre. Le Dahren Mohran mangeant des baleines bleues au petit déj sans avoir besoin de mâcher (à condition que les baleines se promènent dans le désert; ça reste un Dragon des Sables), ça ressemblait au deuxième cas.

L'une des deux créatures sur cette image a des milliers de victimes à son actif. L'autre est un Dragon Ancien.

L’une des deux créatures sur cette image a des milliers de victimes à son actif. L’autre est un Dragon Ancien.

Sauf qu’on parlait de Monster Hunter. La série où le 3 te fait commencer en sous-vêtements, avec un vague couteau comme arme (le 3 Ultimate a au moins la décence de fournir l’armure la plus fine du jeu et un exemplaire de chaque arme de base histoire de laisser à chacun l’occasion de trouver son style). Le 4U donc, te fait affronter un Dragon Ancien. En sous-vêtements. Sans arme.

Comme dit un PNJ très justement, « elles doivent être de la taille d’une bosse de Duramboros » (Note: Je serai curieux de savoir si la phrase est la même avec un personnage féminin *tousse*).

J’ai bien dit affronter. pas vaincre (SPOILER ALERT!). Et ça change tout.

Pourquoi?

Nous avons ici deux cas:

– Cas 1: le personnage a un équipement / un pouvoir / un niveau augmenté. Il affronte quelque chose qui montre qu’il est puissant. Peu après avoir vaincu ce quelque chose, il perd tout ça (malédiction, rêve, dysfonctionnement, accident… you name it, tvtropes got it). Plusieurs heures de jeu après, il retrouve un équivalent de cette puissance.

– Cas 2: le personnage se retrouve face à quelque chose de puissant. Il n’a pas l’équipement / Pouvoir / niveau nécessaire. Il ne vas pas vaincre ce quelque chose. Plusieurs heures de jeu après, il a ce qui lui permet de vaincre ce quelque chose de puissant.

Grossièrement, les 2 cas mènent a atteindre un certain niveau de puissance.

Le premier, toutefois, est lié à un sentiment de perte. Dans le sens où on nous a retiré quelque chose que nous possédions. Le but est d’atteindre à nouveau cette puissance.

Le deuxième cas, lui, est lié à un sentiment de perte. Cette fois, dans le sens échec. le niveau de puissance n’est qu’un moyen. Le but, c’est de vaincre ce quelque chose qu’on a vu au début du jeu. Pour moi, ça a quelque chose de plus positif car ce n’est pas le pouvoir au service du pouvoir, mais le pouvoir au service de la victoire (ou de la vengeance, certes).

Pour reprendre la manière de faire de Monster Hunter: Dans le 3U, le personnage arrive dans un village ravagé par des tremblements de terre. Ces tremblements de terre sont dû à une créature, le Lagiacrus. On nous explique bien qu’on n’a pas le niveau (un peu comme les loups parlent de Shere Khan avec peur et révérence, on a peur du Lagiacrus avant de le voir), et qu’on va commencer petit. Les premières missions sont faciles, et, dans un jeu appelé le chasseur de Monstres, sont plutôt des quêtes postales (ie « ramenez moi X poissons »). A noter qu’elles servent de premier tutoriel pour prendre en main le jeu. Puis lors de la 3e ou 4e mission de ce type, le Lagiacrus s’invite.

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Merci à pachyrhinosaurus pour cette représentation (cliquez sur l’image pour sa page Deviant)

Honnêtement, j’aimerai redevenir un nouveau joueur pour revivre ce moment. Je connais au moins une personne à qui il a fait tellement peur qu’elle n’a pas osé entrer dans l’eau chercher les objets à ramener pendant près d’un quart d’heure. Et il n’est pas là juste pour faire joli. Il est là pour vous manger. Et vous ne pouvez rien lui faire… Vous devez l’éviter et récupérer ce qui vous intéresse tant bien que mal.

Ce n’est que bien plus tard qu’on le fera fuir. Et plus tard encore qu’on pourra le tuer.

Et du coup, apparaît le Deviljho pour le remplacer. De la même manière, sa première apparition n’est pas prévue, et il s’incruste dans la mission. Mais contrairement au Lagiacrus, il va s’inviter à nouveau. Et à nouveau. Et à nouveau, de manière aléatoire pendant loooongtemps (je l’ai finalement abattu au bout de 200h de jeu, et j’ai poussé un cri de joie en balançant mon poing vers le ciel *tousse*)

Pour expliciter le premier cas j’ai… En fait, j’ai rien qui me vient, mais je sais que j’en ai fait. Et du coup, j’ai l’impression que le 2e cas rend les choses plus marquantes.

Et vous, des exemples? Vous préférez le premier cas, justement?

La dernière Chasse

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Le vieux chasseur se penche en avant, le visage prêt du feu.

– La dernière chasse du Deviljho ? Encore ? Vous ne voulez pas que je vous en raconte une autre ? Non ?

Ses yeux se perdent dans les flammes, comme s’il revoyait des scènes lointaines. Puis sa voix se fait entendre, dans un murmure rapidement montant.

– Pour comprendre l’importance de cette chasse, il faut comprendre la relation que les chasseurs avaient avec le Deviljho. Cela faisait des mois qu’il s’invitait dans les chasses du village.

Vous pouviez être en train de suivre un Rathalos à la trace, ce qui, croyez-moi, n’est déjà pas une partie de plaisir, et soudain, de derrière un pan de montagne, vous aperceviez cette masse de cuir émeraude. Cette gueule au menton recouvert de durillons pointus gros comme mon poing. Et là votre cœur s’arrêtait un instant…

J’ai connu des chasseurs qui ont arrêté à cause de ça.

Car le Deviljho… Le Deviljho est un peu comme un grand chien farceur. Il adore arriver dans votre dos pour vous pousser du menton. Il vient vous prendre dans ses bras – la seule chose ridiculement petite chez lui – dès qu’il vous voit, ou vous saute dessus pour vous montrer son affection. Sauf qu’il fait le poids d’une montagne. Et que ses crocs sont gros comme ma tête.

Un silence s’installe autour du feu.

– Et puis la demande est arrivée de la guilde. « Chasser le Deviljho ». Ça avait l’air si simple, écrit comme ça sur un bout de papier grand comme ma main. Mais ça voulait dire autre chose aussi : jusqu’ici, il nous avait semblé invincible. Impossible de le tuer, ou même de lui faire mal. Mais là, la guilde nous disait que c’était possible.

Possible. Pas simple. Juste possible. Mais c’est déjà une différence énorme. Grosse comme un durambouros !

La première chasse s’est mal finie. Le chasseur a été retrouvé inconscient – quelle chance – au pied du volcan où le Deviljho avait fait sa tanière. Il a récupéré, nous a dit qu’il savait ce qu’il devait faire, ce qui lui manquait, et il est reparti. Après avoir pris tout ce qui lui manquait, et croyez-moi qu’à la réflexion, il était parti un peu léger question équipement. Comme si le Deviljho était n’importe quel Jaggi. Son sac devait être grand comme moi !

La chasse en elle-même n’a pas d’importance.

Ce qui est important, ce fut la fin. Et pour ça, je ne vais pas faire appel qu’à ma mémoire, je vais faire aussi appel à votre imagination…Imaginez-vous… Imaginez vos membres presque brisés par les coups de queue d’une créature capable d’exploser des rochers. Votre corps meurtri par des crocs capables de déchirer la cuirasse d’un Agnaktor. Votre armure portant les marques des protubérances de son menton, rappelez-vous, grosses comme mon poing, j’ai dit. Votre visage brulé par cette espèce d’acide noire qu’il crache de temps à autre. Vos chakas sont morts, leurs petits corps brisés derrière un rocher quelconque.

Vous n’avez plus rien pour faire passer la douleur. Potion, méga-potion ? Hah ! Potion ancestrale ? Vous avez brisé la fiole vide de rage sur son épiderme. Secrète ? Vous ne savez même plus à quoi elle ressemble. Plus d’herbe, de champignon. Plus d’énergie.

Il vous semble que vos bras sont si fatigués que votre corne de chasse pèse le poids d’un Aptonoth mâle. Plus la moindre bombe de bouse pour l’obliger à lâcher prise lorsqu’il vous plaque au sol. Et lui ? Tout semble aller bien pour lui.

Vous passez vos options en revue. Une viande teintée fournie par la guilde. Pourquoi pas. Si ça marche, il sera paralysé quelques secondes, et vous aurez au moins la fierté (vide de sens) d’avoir duré encore un peu.

Et là, soudainement, vous le voyez s’arrêter, vous tourner le dos, et traînant la patte, s’éloigner.

Traînant la patte.

TRAÎNANT LA PATTE !

Il souffre. Il est affaibli.

Pourquoi ne l’avez-vous pas vu plus tôt ?! Vous n’étiez pas si bien préparé, finalement. Mais ce n’est pas grave. Il souffre. Il est affaibli. Si tout se passe bien, demain, vous aurez un nouveau trophée sur votre mur.

Un trophée gros comme un Deviljho.Et encore, y a pas d'humain pour donner une idée de la taille.

modranvdark_post

Et nous voilà face à une nouvelle série de soldes Steam, et bien sur, de nouveaux tests de l’équipe pour ramener encore plus de sous dans leur panier. Comme je disais récemment à quelqu’un, je donnerai un rein pour être dans leur équipe de Marketing / Etude de données.

Si vous vous souvenez, il y a quelques mois de ça, je vous parlais de l’introduction des cartes STEAM. A l’époque, 364 jeux sur 2 307 en proposaient. A présent, le système de recherche m’en indique 2 264 / 12 529. On passe de 15% du catalogue à 18%. L’explosion du catalogue en elle-même est effarante aussi. Steam a lâché dans sa nature plus de jeux dans les 20 premières semaines de 2014 que dans la totalité de 2013. Je vous avais rapidement parlé des badges, sans rentrer dans les détails. Je fais comme dans Eyeshield 21, je vous révèle les règles du jeu au fur et à mesure de la nécessité pour pas vous perdre.

L’ACTE DE CREATION

Or donc, qu’est ce qu’un badge et comment le crée t’on.

Dans l’Interface steam se trouve l’option « Badges »:

Badges 1

Cette option permet de voir où vous en êtes dans la création d’un badge. On peut y voir le nom du badge, les cartes actuellement possédées, le nombre de cartes restant à dropper, le nombre de cartes possédées sur le nombre nécessaire.

Dans l’exemple ci-dessus:

– je n’ai pas le badge « Steam Summer Adventure 2014″, j’ai 2 cartes sur les 10 qu’il me faudrait.

– J’ai le badge Warframe, ainsi que 6 cartes sur 8 pour avoir le badge.

En effet, j’ai le badge au niveau 1 (je suis un Initié). Chaque badge a 5 niveaux. En créant ce badge (qui a donc détruit 8 cartes), j’ai aussi obtenu un fond d’écran pour mon profil et un smiley pour le chat.

Voici un morceau de mon profil, où je montre fièrement au monde mon statut d’initié et un fond d’écran Bioshock Infinite obtenu à des soldes précédents:

Profil

Impressionnant, n’est ce pas? Alors allez voir Palmdesert. 1 151 badges… Son badge « Steam Summer Adventure » est niveau 25. Cela signifie qu’il a utilisé 250 cartes différentes (25 fois chacunes). S’il les a toutes achetées, cela fait une bonne 50aine d’euros.

Bref.

Steam Summer Adventure, donc.

STEAM SUMMER ADVENTURE

La nouveauté cette année, c’est que les joueurs peuvent rejoindre une équipe parmi les 5, de manière « aléatoire » (dans la pratique, testée par moi et un autre, en cliquant sur le bouton, vous rejoignez l’équipe ayant le moins de points à ce moment là). Pour le reste, tout est écrit ci-dessous

Steam summer adventure

L’acte de création de badges donne des points à votre équipe. L’équipe ayant le plus de points à la fin de la journée voit 30 de ses membres gagner chacun 3 jeux de leur liste de souhaits, les autres gagnant 2 cartes Steam Summer Adventure. Je cite l’extrait des règles:

Summer Adventure Badge – 10 points
Summer Adventure Foil Badge – 100 points
any other game badge – 1 point
any foil game badge – 10 points

Les cartes Summer Adventure, comme dit dans mon précédent post sur le sujet s’obtiennent en achetant des jeux (par tranche de +/- 10$; j’ai fait un achat de 6.69€, j’aurais du ne pas avoir de cartes à quelques centimes près, je l’ai eue), mais aussi en votant (une fois toutes les 7h) pour une série de 4 jeux. Dans le format précédent, on choisissait un jeu parmi 2 ou 4, là, ces jeux sont réunis par style et on choisit un style parmi 2 (Horreur – atmosphérique vs stratégie – multijoueurs, par exemple). Les cartes « Foil » sont ces cartes aux bords argentés/dorés qu’on trouve dans tous les jeux de cartes à collectionner. Vous savez, elles sont identiques aux autres, mais ultra rares. Il y a donc à la fois un badge « normal » et un badge « Foil ».

A noter qu’ils n’ont pas été vaches au point d’autoriser la destruction d’une carte « Foil » en remplacement d’une carte normale pour obtenir un badge normal.

Donc:

– Acheter de nouveaux jeux rapporte potentiellement plus de points que de jouer à ceux qu’on possède pendant cette période (10 fois plus de points)

– Il vaut mieux acheter des jeux avec cartes steam, que sans.

A noter que là, j’ai 25 jeux mis en avant dans le magasin, 14 comportant des cartes steam. Soit 56%. Je rappelle que 18% du catalogue en contient.

Les règles vont plus loin:

30 members of that team who contributed points that day will win the top 3 games off their Wishlist.

Anyone who contributed points to that win will get 2 bonus Summer Sale trading cards. Everyone else who contributed points that day will get 1 bonus card.

Je vous le traduis?

– 30 membres de l’équipe gagnante ayant contribué ce jour là gagneront les 3 jeux qu’ils désirent le plus dans leur liste de souhait ==> Si vous avez contribué le jour d’avant et pas aujourd’hui, dommage ! Plus précisément, si vous avez créé un badge le jour d’avant et pas aujourd’hui, dommage

– Tous ceux ayant contribué à la victoire gagneront 2 cartes Summer Sale bonus. Tous ceux qui auront contribué ce jour là gagneront une carte bonus. ==> Pas de freeloading. Si vous voulez gagner quelque chose, il faut participer, chaque jour. Participer, c’est à dire créer un badge.

Est ce que ça marche?

Résultat du premier jour: Day 1

Oui, ça marche. On a un total de 2 069 740 points obtenus le premier jour. Jour 2:

Day 2

On notera que l’équipe rouge, dernière en jour 1, est première. 2 152 598 points. Jour 3:

Day 3

Equipe verte. Avant-dernière le jour précédent. Loin devant. 2 074 651 points. Et là, que les 4 autres soient dans un mouchoir de poche m’a fait tiqué. J’ai regardé de plus près, le nombre de points gagnés par mon équipe (Bleue) au fil de la journée:

Points Bleu

Chaque barre représente un incrément de 10 minutes. On voit que logiquement, le plus de points gagnés sont en début de journée. Mais c’est quoi les barres en dessous? Celles qui deviennent plus longues au fur et à mesure de la journée? J’en ai mise une en surbrillance sur l’image, avec le texte « 4:20 am – 2 000 points stolen ».

Stolen. Volés?!

Petite recherche google m’amenant sur ce forum (l’Escapist, bon site sur les jeux, avec entre autres, Zero punctuation). Passons sur le côté « j’me plains » (je suis un connaisseur), l’information que j’avais ratée est: Chaque badge Steam Summer Sale 2014 crafté donne une chance de recevoir un Team Token.

Deux types de token:

– Un qui permet de changer d’équipe (vers une couleur particulière, donc 5 types différents)

– Un qui permet de modifier les points de son équipe (500/1000 ou vol de 100/500/1000 points à une autre équipe).

Sur le marché, les premiers démarrent à 6€. Ceux pour aller dans l’équipe violette ont eu une pointe à 35€ surement juste avant leur victoire.

35€. Pour avoir une chance d’être parmi les 30 à avoir 3 jeux gratuits?!

Le token « Vol de 1000 points » a été acheté 148 fois, entre 4.24€ et 36.79€. Les prix démarrent à 15€ actuellement. Sur la première heure de cette nouvelle journée, l’équipe verte s’est vu voler 49 800 points. Elle en a actuellement 50 597. Près de la moitié de ses points ont été volés ! Il est possible (et c’est très fort) de suivre le nombre de points de chaque équipe à mesure qu’il varie. Comme de suivre une course de chevaux.

Bref. Veuillez m’excuser ces quelques paragraphes de commentaires à chaud.

POURQUOI CA M’IMPRESSIONNE

Pour résumer, ce que Valve a mis en place est une impressionnante machine à faire vivre son marché. Les cartes Steam Summer Sales, comme on peut s’y attendre, se vendent comme des petits pains. Les 2 que je possède ont été vendues chacune plus de 80 000 fois dans les dernières 24h. Au début vers 0.4€, actuellement vers 0.2€. Jusque là, rien d’anormal.

Mais, comme crafter les autres badges rapporte aussi des points, les cartes des autres jeux voient leur activité décuplée (et j’utilise ce mot dans son sens originel « multiplié par 10″). J’ai regardé sur plusieurs jeux, des cartes qui s’échangeaient régulièrement une vingtaine de fois par heure s’échangent 200 fois par heure depuis le début des soldes. Rappelons que Valve prélève 15% de chaque vente, et que ses ventes ne permettent d’acheter que des jeux sur leur plate-forme.

Le système fonctionne sur plusieurs aspects profondément ancrés dans la psyché humaine. Tout d’abord, sur l’espoir de gagner. C’est ce qui rend les jeux de hasard addictifs pour certaines personnes (casino, slots, etc). Qui fait que les gens dépensent leur pièces d’or chez le Joueur de Diablo 2, qui fournit en échange une pièce d’équipement aléatoire, qui peut aller du légendaire au déchet. Toujours dans Diablo 3, qui fait que les objets non identifiés se vendaient pour bien plus que les objets identifiés. Pour le côté « peut-être que je vais avoir de la chance ». Cet article parle en partie de cet effet là (les parties 1 et 2 sont intéressantes à leur manière aussi).

Ensuite, sur la collectionnite aiguë de certaines personnes, qui sont prêtes à dépenser des sommes astronomiques pour ce qu’ils apprécient (on trouve dans cette catégorie les Whales, ces joueurs de jeux « Gratuits avec Achats Internes au Jeu » qui dépensent des sommes à 4 zéros derrière.

Le côté un peu dérangeant (comme on peut lire ici la réaction d’un développeur de They Bleed Pixels), c’est que les gens sont au final bien plus prêt à payer cher des objets issus d’un jeu, n’apportant qu’un petit élément cosmétique, ou la sensation (temporaire) d’avoir gagné sur quelqu’un, plutôt que le jeu initial lui-même. Beaucoup de jeux doivent être achetés en ce moment-même, soyons honnêtes, et les commentaires de l’article que je viens de lier m’apprennent (et ça me rassure) que les développeurs touchent eux-aussi une (touuuuute petite) partie de la vente des cartes. Mais au final, une partie de ces jeux sont  plus achetés pour les cartes qu’ils rapportent que pour le jeu, voir pour les cartes Steam Sale qu’ils rapportent, puisque plus de 35% des jeux possédés par des utilisateurs de Steam ne sont jamais lancés, ne serait ce qu’une fois.

Dans tous les cas, j’aimerai que le(s) Psychologue(s) embauché(s) par Valve (article vieux de 3 ans, mais la page « Emploi » de Valve liste toujours le poste) nous ponde quelques articles sur la psychologie humaine. Je suis sur qu’ils ont des éléments très intéressants sur le sujet.

(pour finir, un dernier lien, sur le thème « Il y a trop de jeux actuellement« )

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