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Dans les articles précédents, j’ai parlé de quelques concepts rapidement, qu’il vaut mieux que je creuse avant de continuer plus avant. Il s’agit:

  • du Loup Solitaire Moyen
  • de la dangerosité des combats (et, globalement, des risques)

LE LOUP SOLITAIRE MOYEN

Les habitants du monde de Loup Solitaire sont définis par 2 caractéristiques (seuls Loup Solitaire et ses adversaires sont définis officiellement ainsi):

  • l’Habileté, qui représente la capacité à se battre, sert quasiment exclusivement à la résolution des combats (cf le chapitre suivant)
  • l’Endurance, qui représente la force vitale peut évoluer pour beaucoup d’autres raisons. Si jamais elle atteint 0 pour Loup Solitaire, son aventure, comme sa vie, s’achèvent immédiatement.

Au début de l’aventure, il faut définir ces caractéristiques, au moyen de la Table de Hasard. Le calcul est le suivant:

  • Habileté (H): 10 + résultat sur la table de hasard. Minimum 10, Maximum 19, Moyenne 14.5 (La distribution étant équiprobable, la médiane est égale à la moyenne)
  • Endurance (E): 20 + résultat sur la table de hasard. Minimum 20, Maximum 29, Moyenne 24.5

On a donc les bases du Loup Solitaire Minimum (dit « Louveteau Abandonné » ou LSMin), Loup Solitaire Maximum (dit « Mâle Alpha Solitaire » ou LSMax) et Loup Solitaire Moyen (Dit « Loup Solitaire » ou LSMoy). Ces 3 individus vont nous servir tout au long de nos pérégrinations.

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Si t’ouvrais tes yeux, tu te battrais peut-être mieux…

Viennent ensuite les compétences, qui compliquent la donne. Un Loup Solitaire créé au tome 1 possède 5 compétences sur les 9 10 de départs. Donc 5/10 de chances pour LSMoy d’avoir chacune, LSMin n’aura aucune de celles augmentant ses caractéristiques, LSMax toutes celles lui permettant de les maximiser (quitte à tricher ; beaucoup de LS vont être sacrifiés sur l’autel de LSMax).

Mindblast / Puissance Psychique rajoute +2 en Habileté face aux adversaires sensibles.

  • LSMoy: +2*5/10 = 10/10 = 1 => H 15.5 face aux adversaires sensibles,
  • LSMax: +2 => H 21 face aux adversaires sensibles,
  • LSMin : 0 => H 10

Mindshield / Bouclier Psychique permet de résister aux attaques mentales des adversaires. Dans le tome 1, ces attaques mentales se traduisent en combat par une pénalité de -2 en Habileté.

  • LSMoy: -2*5/10 = 10/10 = 1 =>H 13.5 face aux adversaires doués de ces pouvoirs (qui sont en plus immunisés à la Puissance Psy, sinon le bonus de la puissance psychique annulerait le malus du bouclier psychique),
  • LSMax: 0 => H 19 face aux adversaires doués de ces pouvoirs ,
  • LSMin : -2 => H 8

Maitrise des Armes / Weaponskill représente un entraînement d’exception avec une arme particulière, représenté par un +2 en Habileté lorsque cette arme est équipée. Malheureusement, l’arme en question est tirée aléatoirement, et rien ne garantit que Loup Solitaire l’aura avec lui (il commence avec une hache + le résultat d’un tirage aléatoire, qui contient quelques armes). Pour le détail des calculs, aller en [1] (bienvenue dans l’article dont vous êtes le héros)

  • LSMoy:  +0.16 => H 14.66 au départ ; chaque arme rencontrée rajoutera à peu près 0.1  ,
  • LSMax: 19 ou 21. Il faut d’abord répondre à la question « vaut-il mieux 2 points d’Habileté immédiats ou 4 points d’Endurance immédiats puis 2 points d’Habileté plus tard (au plus tard durant le tome 2) ? ». Dans tous les cas, LSMax a la compétence, associée à Epée, Epée courte ou Glaive.
  • LSMin : 0 => H 10

Guérison / Healing permet entre autres de récupérer 1 point d’Endurance par chapitre hors combat.

  • LSMoy:  +1*5/10 => 0.5 PE / chapitres hors combat,
  • LSMax: 1 PE / Chapitre hors combat
  • LSMin : 0

Les autres compétences n’ont pas d’effets immédiats sur l’Habileté ou l’Endurance. Il y a donc autant de chances que chacune d’elle ait été sélectionnée par le Loup Solitaire concerné. A noter que LSMin représente 1% des Loups Solitaire (2 fois 0 sur la Table de Hasard), LSMax 4/1000 (2 fois 9 sur la table de hasard, puis 3/5/7/9 pour la Maîtrise). On devient pas Alpha comme ça, mais on n’est pas l’avorton comme ça non plus

Tableau récapitulatif de l’Habileté de nos 3 Loups Solitaire:

Habileté LSMoy LSMin LSMax
Base     14.7         10  19 / 21
Adversaires sensibles Puissance Psy     15.7         10  21 / 23
Adversaires nécessitant Bouclier psy     13.7           8  19 / 21

Et de l’Endurance:

Endurance LSMoy LSMin LSMax
Base 24.5 20 29

Et un petit tableau récapitulatif de leurs probabilités d’avoir les différentes compétences – à noter que la 5e compétence de LSMax est très certainement 6e sens.

LSMoy LSMin LSMax
Camouflage 50% 84% 16%
Hunting 50% 84%  16%
Sixth Sense 50% 84%  16%
Tracking 50% 84%  16%
Healing 50% 0% 100%
Weaponskill  50% 0% 100%
Mindshield 50% 0% 100%
Mindblast 50% 0% 100%
Animal Kinship 50% 84% 16%
Mind Over Matter 50% 84% 16%

Ces 3 concepts posés, passons aux combats !

LE COMBAT DANS LOUP SOLITAIRE

Le monde de Loup Solitaire est un monde violent. Un certain nombre de chapitres lui font faire face à un ou plusieurs adversaires, à affronter simultanément ou successivement. Pour cela, le livre met à disposition le système de résolution suivant: on soustrait l’Habileté de l’Adversaire à celle de Loup Solitaire (obtenant ce qu’on appelle un Quotient d’Attaque (QA)), on utilise la Table de Hasard (et on espère faire le plus haut possible – pour le coup, 0 est le plus haut[2]) et le croisement de ces deux informations donne le nombre de points d’Endurance perdus par chaque participant. Le premier arrivé à 0 perd le combat. Si c’est Loup Solitaire, la plupart du temps, cela signifie la mort. Dans les cas où la différence de puissance est suffisante, il y a même une chance que le plus faible soit tué sur le coup.

Le tome 1 contient 29 combats (dont aucun n’est obligatoire ; ce n’est pas forcément le cas des tomes suivants), contenant de 1 à 4 adversaires, dont l’Habileté va de 9 à 20 (moyenne 14.1) et l’Endurance de 6 à 30 (moyenne: 17.7). Les 2 seuls adversaires avec moins d’Endurance que le Giak du post précédent ont beaucoup plus d’habileté.

De plus, certaines conditions peuvent ajouter un bonus ou malus à l’endurance de Loup Solitaire. Une position avantageuse, le fait d’être dans l’obscurité totale, un objet trouvé auparavant, par exemple. Ce fameux combat? +4 d’habileté, sous prétexte qu’on le prend par surprise… C’est vraiment histoire de dire qu’il y a un combat.

  • LSMin: 10 – 9 + 4 = 5 => 70% de chances que le combat finisse en un round (car dégâts de 9 ou + sur le Giak). 30 % de chances de finir en 2 rounds (car dégâts sur 2 rounds automatiquement supérieurs à 9). En moyenne, LSMin perd 1.95 points d’Endurance (Minimum 0 (40%), maximum 8 (1% de chance))
  • LSMoy: 15.66 – 9 +4 = 10.66 (disons 11, donc la différence maximale) => Le combat ne peut finir qu’en un tour, les dégâts minimums étant de 9. En moyenne, LSmoy perd 1.1 points d’Endurance (Minimum 0 (40%), maximum 3 (10% de chance))
  • LSMax: Au dela de 11 points de QA, la table de combat est identique. ie, cf LSMoy

En dehors de ce combat, en revanche, notre ami le malingre va apprendre à connaitre par cœur la partie négative de la charte des résultats de combat. Tous les adversaires auront au moins 1 PH de plus que lui. Notre surhomme, lui, se retrouvera au pire à -1 contre le Gourgaz, la pire créature du tome 1 (et en fait, non, puisqu’il pourra récupérer une épée juste avant le combat, donc sera à +1).

Quand on déroule la table de résolution des combats [3] (ie séparer dans une table les résultats pour LS, dans une autre ceux pour l’Adversaire (A), et une colonne par QA), on voit que le combat est clairement en faveur de LS.

  • Chances de tuer l’adversaire immédiatement: LS – 9/230 / Adversaire – 4/230 => 2 fois plus de chances pour LS à différence d’Habileté égale (et opposée; l’adversaire n’a de chances de tuer LS automatiquement que s’il a au moins 9 points d’Habileté de plus)
  • Chances de ne pas prendre de dégâts: LS – 60/230 / Adversaire – 16/230 => Près de 4 fois plus de chances pour LS. Tirer 0 sur la table de hasard permet TOUJOURS à Loup Solitaire de s’en tirer indemne.
  • Chances de perdre plus de PE que l’autre (hors mort auto et absence totale de dégât): LS – 38/230 / Adversaire – 108/230 => Près de 3 fois moins de chances pour LS.

Voici la distribution des dégâts, c’est à dire purement combien de fois apparaît chaque perte de PE dans la table:

Distribution dégâts

  • Adversaires: La distribution de la perte de PE  est régulière et quasi symétrique, type Poisson. Un adversaire perd majoritairement 7.5 PE.
  • Loup Solitaire: La distribution de perte de PE a l’air linéaire, sauf pour la valeur 1. Loup Solitaire perd majoritairement 0 PE

Sauf que, au final, c’est joli, mais ça correspond pas vraiment à ce qu’il se passe en cas de variation d’Habileté, ce qui est un peu la base de notre problème. Et grosso modo, du côté de la perte en PE des adversaires, on a une suite croissante de 1 pour 1, de 0 à 18 PE:

  • A différence d’Habileté égale, une différence de 1 sur la table de hasard équivaut à 1 PE en plus ou en moins.
  • A jet sur la table de hasard égale, une différence de 2 d’Habileté (de 1 si la différence d’Habileté est proche de 0) équivaut à un PE en plus ou en moins.
  • Au dela de 12 PE perdus, l’équivalence est de 2 PE par décalage.
  • Au delà de 18 PE, la mort est immédiate

Résultat, chaque point d’Habileté en plus est de plus en plus important. Passer de -11 à -10 permet d’infliger en moyenne 0.7 PE de plus. Puis 0.8 de -9 à -8, et grimpe d’à peu près 0.1 PE par 2 d’Habileté.

Plus complexe du côté de la perte en PE de Loup Solitaire. J’ai d’abord crû a une suite croissante de 1 pour 2, de 0 à 8 PE:

  • Effectivement, à différence d’Habileté égale, une différence de 2 sur la table de hasard équivaut à 1 PE en plus ou en moins.
  • En revanche, à jet sur la table de hasard égale, je ne vois pas de règle évidente du tout.
  • Au dela de 8 PE, la mort est immédiate.

Du coup, l’intérêt d’un point d’Habileté en plus vis à vis des dégâts encaissés est beaucoup plus erratique. Passer de -9 à -8 supprime le risque de mort auto (et ça, c’est bien!), mais de 0 à 1, LS ne perd que 0.1 PE de moins en moyenne !

L’Habileté réduit donc la dangerosité des combats en permettant d’abord de tuer l’adversaire plus vite, puis, à la rigueur, en perdant moins de PE.

Du coup, pour évaluer la dangerosité d’un combat, voici les 2 solutions que je vois:

La pessimiste:

  • A partir du QA du combat, déterminer le temps moyen du combat avant mort de LS
  • Déterminer la quantité de dégâts engendrée par LS dans le même temps
  • Si l’Endurance de l’adversaire est inférieur, en moyenne, LS est victorieux

L’optimiste

  • A partir du QA du combat, déterminer le temps moyen du combat avant mort de A
  • Déterminer la quantité de dégâts engendrée par A dans le même temps
  • Si l’Endurance de LS est inférieur, en moyenne, LS est défait

Dans les 2 cas, ces histoires de mort automatique vont lancer un beau pavé de 5 tonnes dans nos calculs de proba…

Il y a beaucoup plus à dire sur les combats, comme par exemple regarder si les combats sont plus difficiles au fur et à mesure de l’avancée dans le tome, si un type de créature tend à être plus puissant, plus présent, si les combats sont cohérents, etc. Mais avant, on va revenir à l’étude détaillée des chapitres. D’ici là, j’espère avoir été compréhensible, si vous avez des questions, n’hésitez pas !

[1]  Tout ça pour arriver à un 0.32. Mais puisque vous êtes là, vous voulez les explications détaillées !

Voici les résultats possibles pour la maîtrise des armes, plus la possibilité de trouver cette arme en fouillant les décombres du Monastère:

Résultat Maîtrise Trouvable au début?
0 Dagger NON
1 Spear OUI (1/10)
2 Mace OUI (1/10)
3 Short Sword NON
4 Warhammer NON
5 Sword OUI (1/10)
6 Axe OUI (1/10)
7 Sword OUI (1/10)
8 Quarterstaff OUI (1/10)
9 Broadsword OUI (1/10)

L’épée apparaît 2 fois et peut-être trouvée dans les décombres.  2/10 (2 chances d’avoir la maîtrise) * 1/10 (1 chance d’en trouver une dans les décombres) = 2/100

La hache est fournie au départ. 1 (fournie) * 1/10 = 10/100

3 armes ne sont pas trouvables dans les décombres: 0

  • Dague: 1/10*0
  • Epée courte: 1/10*0
  • Marteau: 1/10*0

Les 4 autres sont trouvables dans les décombres et n’apparaissent qu’une fois dans la table de maîtrise: 4/100

  • Lance: 1/10 * 1/10
  • Masse: 1/10 * 1/10
  • Baton: 1/10 * 1/10
  • Epée large: 1/10 * 1/10

Bonus total au départ en moyenne: 2 (bonus en Habileté) * (2/100 + 10/100 + 4/100) = 0.32

De plus, une fois la Maîtrise fixée, chaque fois qu’une arme est trouvée (à l’exception de la Hache):

elle a 10% de chances de correspondre à la maîtrise (20% dans le cas d’une épée) et,

elle a les chances suivantes de ne pas avoir été trouvée dans les décombres:

  • 90% pour 4 armes,
  • 100% pour 3 autres
  • 0% pour la hache

Voici le tableau récapitulatif pour chaque arme:

Chance d’avoir été trouvée dans les décombres Chance de ne pas avoir été trouvée dans les décombres Chance de correspondre Maîtrise Ajout Habileté début Ajout Habileté après
Dague 0** 1 0.1 0 0.2
Lance 0.1 0.9 0.1 0.02 0.18
Masse 0.1 0.9 0.1 0.02 0.18
Epée courte 0** 1 0.1 0 0.2
Marteau 0** 1 0.1 0 0.2
Epée 0.1 0.9 0.2*** 0.04 0.36
Hache 1* 0 0.1 0.2 0
Baton 0.1 0.9 0.1 0.02 0.18
Glaive 0.1 0.9 0.1 0.02 0.18

*La Hache est fournie au début

**Dague, Epée courte et Marteau ne sont pas trouvables dans les décombres

*** L’épée apparait 2 fois dans les résultats de maîtrise des armes

[2] Avec le temps, nous savions exactement où se situaient les 0 sur la table de hasard

[3] Ci-dessous la table pour les adversaires :

−11 or lower −10  −9 −8  −7 −6  −5 −4  −3 −2  −1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 or higher
1 0 0 0 0 0 0 0 1 1 2 2 3 4 4 5 5 6 6 7 7 8 8 9
2 0 0 0 0 0 1 1 2 2 3 3 4 5 5 6 6 7 7 8 8 9 9 10
3 0 0 0 1 1 2 2 3 3 4 4 5 6 6 7 7 8 8 9 9 10 10 11
4 0 1 1 2 2 3 3 4 4 5 5 6 7 7 8 8 9 9 10 10 11 11 12
5 1 2 2 3 3 4 4 5 5 6 6 7 8 8 9 9 10 10 11 11 12 12 14
6 2 3 3 4 4 5 5 6 6 7 7 8 9 9 10 10 11 11 12 12 14 14 16
7 3 4 4 5 5 6 6 7 7 8 8 9 10 10 11 11 12 12 14 14 16 16 18
8 4 5 5 6 6 7 7 8 8 9 9 10 11 11 12 12 14 14 16 16 18 18 M
9 5 6 6 7 7 8 8 9 9 10 10 11 12 12 14 14 16 16 18 18 M M M
0 6 7 7 8 8 9 9 10 10 11 11 12 14 14 16 16 18 18 M M M M M

Et celle pour Loup Solitaire:

−11 or lower −10  −9 −8  −7 −6  −5 −4  −3 −2  −1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 or higher
1 M M M 8 8 6 6 6 6 5 5 5 5 5 4 4 4 4 4 4 3 3 3
2 M 8 8 7 7 6 6 5 5 5 5 4 4 4 3 3 3 3 3 3 3 3 2
3 8 7 7 6 6 5 5 5 5 4 4 4 3 3 3 3 3 3 2 2 2 2 2
4 8 7 7 6 6 5 5 4 4 4 4 3 3 3 2 2 2 2 2 2 2 2 2
5 7 6 6 5 5 4 4 4 4 3 3 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 1
6 6 6 6 5 5 4 4 3 3 2 2 2 2 2 2 2 1 1 1 1 1 1 1
7 5 5 5 4 4 3 3 2 2 2 2 1 1 1 1 1 0 0 0 0 0 0 0
8 4 4 4 3 3 2 2 1 1 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
9 3 3 3 2 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

 

 

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Depuis la dernière fois qu’on s’est croisés, j’ai fini par mettre le nez (tiens, même démarrage que la dernière fois) dans cette histoire de Projet Aon. Et j’ai découvert que quelqu’un avait déjà fait l’arborescence avec laquelle je me bats sur Gephi. Elle est même dynamique, claire et permet d’accéder aux différents chapitres.

Je vous le cache pas, j’ai eu un instant de défaitisme, en mode « bon ben en fait, ça existe déjà ce que je fais ». Sauf qu’en fait, non. Leur arborescence me fait gagner du temps. Mais elle manque d’informations.

Du coup, après quelques captures d’écran, et – bien sur – de faux départs, on passe, sur les 56 chapitres qui compose le début, de ça:

Cliquez pour la version agrandie

A ça:

Tome 1 - Partie 1 MaJ

Cliquez aussi pour la version agrandie

Ce qui à moi me parle plus, mais qui pour vous va nécessiter un peu d’explications. Commençons directement par le quadrilatère bleu et zoomons dessus:

Partie1a - 6e sens

Les éléments en trop ont été gommés

LE QUADRILATÈRE BLEU

Le 1er chapitre ouvre 3 possibilités, celle qui permet d’aller au chapitre 141 n’est accessible qu’à la condition que Loup Solitaire possède la compétence 6e sens (cette couleur bleue désigne donc les chapitres accessibles uniquement grâce à cette compétence). Je trouve ça intéressant à plus d’un titre.

1/ C’est le premier embranchement rencontré par le joueur, et, Loup Solitaire commençant avec 5 compétences parmi 9 10 possibles, il y a un peu plus de 50% (55.5, pour être précis) [EDIT du 10/03/2017: 10 compétences. Il y a 10 compétences. Je ne sais pas pourquoi mon esprit a bloqué sur 9] de chances que le joueur l’ait choisie. Si ce n’est pas le cas, on lui donne envie de rejouer l’aventure avec cette compétence.

2/S’il possède cette compétence, un total de 13 chapitres sont concernés avant qu’on rejoigne des chapitres accessibles par d’autres moyens. Cela donne directement un aperçu de l’importance des compétences.

3/ Le chapitre 349 (entouré de jaune dans le graphique, signifiant qu’au moins un objet est gagné dans ce chapitre) marque aussi la première rencontre avec un personnage récurrent de la série, Banedon, un magicien de l’Etoile de Crystal.

On peut difficilement moins faire passer le message « Prenez la compétence 6e sens »… Et c’est vrai: cette compétence prend toute son importance dans le tome 2 (oops, spoiler), et sauve la vie de Loup Solitaire un grand nombre de fois rien que dans ce tome.

A noter en plus que dans l’ensemble du livre, c’est le SEUL moment où plus de 2 chapitres d’affilée sont bloqués par l’accès à une compétence. L’impression d’importance présentée est donc totalement faussée!

La couleur grise n’a que peu d’importance pour vous. Je l’utilise pour identifier les chapitres surnuméraires à des fins de simplification du graphique. En gros, quand un chapitre ne contient qu’une description, et que le seul choix disponible est de passer au chapitre suivant, autant fusionner les deux.

Par exemple, voici le chapitre 333 (en VO):

You have cut your way through the thick undergrowth for nearly half an hour when you hear the beat of wings high above the trees. Looking up you can just make out the shape of a Kraan approaching from the north. It is one of the monsters that attacked the monastery and on its back are two grey-skinned creatures armed with long spears.

These are Mountain Giaks—evil servants of the Darklords, full of hatred and malice. Many centuries ago, their ancestors were used by the Darklords to build the infernal city of Helgedad, which lies in the volcanic wastelands beyond the Durncrag range of mountains. The construction of the city was long and torturous and only the strongest of the Giaks survived the heat and poisonous atmosphere of Helgedad.

Hidden by the trees, you freeze, keeping absolutely still as the Kraan passes overhead and disappears towards the south. When you are sure that it has gone, you move off once again into the forest.

Turn to 131.

Et le 131:

You have covered about a quarter of a mile when you hear shouting and a noise like thunderclaps ahead. Edging nearer, you soon make out a clearing that you recognize to be the site of the ruins of Raumas, an ancient forest temple.

A war party of Giaks, some twenty-five to thirty strong, are attacking the ruins from all sides. Many more of the Giaks are dead or dying among the broken pillars of marble, but still they assault whatever is hidden inside. Suddenly, a bolt of blue lightning rips through the front rank of Giaks sending the armour-clad creatures tumbling in all directions. A Giak, taller than the others and dressed from head to foot in black chainmail, curses at his troops as he whips them forward with a barbed flail.

With weapon ready, you move to the edge of the clearing, under cover of the thick foliage, and try to catch a glimpse of the defenders. To your amazement, the ruins are being defended by a young man no older than yourself. You recognize his sky-blue robes, embroidered with stars. He is a young theurgist of the Magicians’ Guild of Toran: an apprentice in magic.

[Illustration IX]

Five Giaks charge forward, their spears raised to stab the apprentice as he hurriedly retreats deeper into the ruins. You see him turn and raise his left hand just before a bolt of blue flame shoots from his fingertips into the snarling Giak soldiers. Close to where you are hidden, you see a Giak scuttle past and climb one of the pillars of the temple. He has a long curved dagger in his mouth and he is about to jump on the young wizard standing below.

If you wish to shout a warning to the wizard, turn to 241.

If you wish to run forward and attack the Giak when he jumps, turn to 55.

If you wish to pick up a chunk of temple marble and throw it at the Giak’s head, turn to 302.

Or if you would rather turn and leave the battle area and run back into the woods, turn to 101.

Rien ne changerait à n’avoir qu’un seul énorme chapitre (on en trouve de bien plus longs dans le livre). On peut arguer que le temps de changement de chapitre serait l’équivalent d’une coupure de scène dans un film, et ce serait totalement recevable. Encore une fois, je ne les identifie que pour pouvoir refaire un graphique simplifié.

Le triangle marron, lui, représente un chapitre où le hasard pointe le bout de son nez. Le livre met à disposition une table de hasard permettant de tirer un nombre entre 0 et 9 (remplaçant donc un dé à 10 faces, ou D10, à une époque où ils ne couraient pas les rues[1] ). Ainsi, dans le chapitre 302, Loup Solitaire jette une pierre à la tête d’un Giak (sorte de gobelin) pour sauver Banedon et vérifie s’il vise juste. De 0 à 2, c’est un échec, de 3 à 7, c’est une réussite.

Le rond rouge représente un combat contre une ou plusieurs autres créatures.

Enfin, la couleur noire représente un (ou plusieurs) chapitres qui n’apportent rien à être utilisés, dans le sens où d’autres chapitres permettent d’arriver au même résultat (ou mieux) à moindres risques. Relisez le 131 ci-dessus.

  1. Possibilité 1: Prévenir le magicien du danger. Celui-ci se retourne et foudroie le Giak. Les autres fuient. Emballez, c’est pesé.
  2. Possibilité 2: Attaquer le Giak. C’est un combat très facile (j’y reviendrais plus loin[3]), mais qui comporte quand même un risque de perdre des points d’endurance.
  3. Possibilité 3: Lancer une pierre. 70% de chances de tuer le Giak (même résultat que la possibilité 1), 30% de chances de le rater et de devoir l’affronter (ie possibilité 2)
  4. Possibilité 4: Abandonner le mage à son triste sort [2], ce qui fait arriver au même chapitre que si on le sauve, mais sans l’objet qu’il nous donne.

==> La possibilité 1 est le chemin optimal, le moins risqué et comportant le plus de récompenses. L’humain étant parfaitement rationnel (*quinte de toux*), il est évident qu’il va la prendre.

Le chapitre 56, lui, fait revenir sur un des chapitres atteint normalement par les 2 autres choix du chapitre 1. Bref, c’est gâcher son 6e sens.

Voici la légende jusqu’ici:

Légende1

Et nos 13 chapitres peuvent être résumés en « Loup Solitaire, suivant son instinct, s’enfonce dans la forêt hors des sentiers battus. Il sauve Banedon, un jeune mage de L’Etoile de Crystal, un cercle de mages, qui lui donne un pendentif en retour. »

Tome 1 - Partie 1 en bref

Ca a du bon d’être puni, des fois…

Au final, on n’a pas parlé de risques. Ce sera dans un autre chapitre, qui contiendra aussi des définitions comme le Loup Solitaire Moyen, et des explications sur le combat.

[1] Vous voulez identifier un rôliste? Présentez lui un dé à 6 faces et demandez lui ce que c’est. S’il répond « un dé », ce n’est pas un rôliste. S’il répond « un D6″, c’est un rôliste

[2] [Spoiler alerte] Il s’en tire. Personnage récurrent, vous vous souvenez?

[3] J’ai l’impression d’être Ted de « How I met your mother ». Attendez-vous à recroiser souvent la phrase « J’y reviendrai plus tard ». Et, si comme ses enfants, vous me demandez « ça va être long? », je vais vous répondre « Oui. »

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Depuis la dernière fois qu’on s’est croisés, j’ai fini par mettre le nez dans les tutos de Gephi. Bien m’en a pris, j’ai pu rendre les choses un peu plus lisibles pour moi, en particulier en faisant varier la taille des nœuds en fonction de leur nombre de degrés (ie le nombre de liens entrants et sortants). En revanche, le manque d’une fonction ctrl+z se fait cruellement sentir, comme dans la vraie vie. Je dois sauvegarder avant chaque manipulation un peu majeure.

De plus, les algorithmes de rangement automatique ne correspondent pas à mes besoins. Visiblement, les gens qui les ont développés (et il y a des articles scientifiques associés à la plupart) n’ont pas fait face à ma problématique – avoir des chapitres qui se suivent et les ranger au maximum dans le même sens (ici, de bas en haut) en minimisant les liens qui se croisent.

Enfin, le fait de ne pas pouvoir ouvrir plusieurs Gephi en même temps pour travailler en parallèle sur plusieurs éléments, mais à la place devoir ouvrir des espaces de travail dans le même projet et non liés à la même source de données font qu’on est loin d’avoir un outil parfait pour moi.

Néanmoins, l’aspect visuel aide beaucoup à la compréhension. Mais j’y reviendrai. Avant ça, nous allons répondre à la question: « Quel est le plus court chemin »

LE PLUS COURT CHEMIN

Comme dit dans l’article précédent, 27 chapitres séparent le début de l’aventure de la fin. Mais cette voie est-elle possible? Oui, sous quelques conditions:

– Avoir la compétence camouflage

– Ne pas l’utiliser à un moment -> là, on touche un point d’achoppement entre les joueurs de Livres dont on est le Héros. Certains estiment que si on a quelque chose, on est obligé de l’utiliser quand la possibilité apparaît. D’autres (comme moi), estiment qu’un talent ou un objet donnent une possibilité supplémentaire, mais que la décision finale nous revient. C’est le postulat que j’utiliserai à présent. Les commentaires sont ouverts si vous avez une vision autre (à motiver, l’autre vision) !

– Faire 5 ou plus sur 2 tests de chances. Donc, 2 fois 50%. Donc, 25% de chances.

– Survivre à un combat moyennement dur (là encore, on y reviendra).

Et que raconte cette histoire? Et bien, je trouve qu’elle ressemble bigrement à un PJ (personnage-joueur)  tellement pragmatique qu’il agace suffisamment son MJ (Maître du Jeu) dans la première partie de l’histoire pour que celui-ci s’emporte dans la 2e partie et lui fasse ressentir mille vilénies et facéties.

Jugez plutôt:

(Chap 001) Le Monastère étant détruit, il faut avertir Holmguard. Loup Solitaire prend le chemin de droite, au hasard (085) Apercevant des ennemis volants (des Kraans), il se réfugie au plus profond de la forêt [1er accroche ignorée] (098) Continue (222) S’orient vers l’Est (252) Aperçoit un groupe de réfugiés d’une ville plus au Nord, et les évite [2e accroche ignorée](070) Sud à nouveau, prend le sentier le plus étroit (157) Sur la route menant vers Holmguard se trouve des colonnes de réfugiés. Loup Solitaire reste à l’abri du couvert des arbres [3e accroche ignorée] (167) Derrière un rocher, les 2 jambes d’un soldat blessé. Loup Solitaire continue son chemin, imperturbable [4e accroche ignorée] (264) Malgré les échos d’une grande bataille à l’Ouest, Loup Solitaire continue vers le Sud [5e accroche ignorée](006)Il croise un groupe de cavaliers du Sommerlund, son royaume, mais reste dans les buissons et les laisse passer [6e accroche ignorée](200) Une roulotte passe. Il saute à l’arrière, et, faisant preuve de ses talents de Camouflage, se cache sur le toit. [7e accroche ignorée](168) Il en profite pour prendre un Repas. (64) Lorsque des Kraans apparaissent, il saute de la roulotte se réfugier dans les arbres.

Et là, ça démarre…

(188) Sur un jet de 0 à 6, il perd son Sac à Dos et tout son équipement, déchiré par un Kraan. Sur 7 à 9, c’est le bras qui prend (-3 PE) (303) Arrivé dans la forêt, il aperçoit des Loups Maudits, mais, pressé, n’utilise pas Camouflage. (72) Il combat donc un Glok monté sur un Loup Maudit (Habileté 15, Endurance 24) (265) Victorieux, il arrive au sommet d’une colline, aperçoit à nouveau la grand route et s’y dirige (58) Une meute de Loups Maudits sur sa droite. Loup Solitaire ne s’arrête pas pour autant (160) Sur 5 à 9, il n’est pas repéré. (sur 0 à 4, il meurt) (10) Des maisons l’invitent à se reposer, mais non, sa mission n’attend pas [8e accroche ignorée] (83) Au bout de 2 kms de course, 3 brigands l’arrêtent et l’intiment de déposer Armes et équipement. Loup Solitaire obtempère. Comprend que ce sont des bandits. Fuit. (205) Sur 5 à 9, il est touché par un carreau et (145) s’évanouit. (165) La fièvre l’empêche de se réveiller (212) Il reprend conscience alîté, sous la surveillance du guérisseur du Seigneur d’Holmguard, qui l’attend (350) Il prévient le Seigneur du destin tragique des Moines Kaï.

Vous voyez ce que je veux dire?

On a une forme de fin héroïque avec le personnage qui atteint son but en sang, les vêtements en lambeaux, sans plus rien sur lui. Classe, certes, mais difficilement le meilleur point de départ pour les tomes suivants.

De manière amusante, l’autre possibilité du chapitre 58 mène… immédiatement à la mort. Le chapitre 58 représente donc 75% de chances de mourir. Esquiver ce chapitre rajoute minimum 4 chapitres de longueur, mais sans trop de dangers associés. Prochaine fois, on va parler risques et combats, justement.

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Ca vous est déjà arrivé de vous demander quel était le chemin optimal à travers un Loup Solitaire? Combien de chemins existaient? Les chances de mourir?

Non? Ah. moi oui. Vous savez même pas qui est Loup Solitaire? Ah. On va juste prendre quelques lignes pour résumer ça, ceux qui connaissent, vous pouvez descendre directement au chapitre « Le projet ». Après avoir pris une minute à la mémoire de Joe Dever avant.

Loup Solitaire

Loup Solitaire est une série particulièrement connue de Livre dont on est le Héros, des bouquins qui ont fait fureur dans ma prime jeunesse. Ces livres étaient des histoires à vivre, découpées en chapitres dans lesquelles le lecteur évoluait en fonction de ces choix. Un paragraphe typique contenait une description liée au choix précédent, puis une indication de prendre une décision et d’aller au chapitre correspondant. Un exemple étant plus parlant:

loup-solitaire-extrait_162

Ainsi donc, le chapitre 162 propose d’aller en 258 si une discipline particulière est disponible, en 127 sinon.

Chacune de ces décisions peut engendrer une perte de points de vie (et la mort en leur absence), un combat, un gain ou perte d’objets, etc. Ce qui nécessite donc une fiche récapitulative du personnage. Certaines résolutions étant liées au hasard, on y trouvait une « table de hasard » permettant de tirer un chiffre entre 0 et 9.

Une sorte de partie de Jeu de Rôle condensée, simplifiée, et en solo (à quelques exceptions près) en résumé.

Il va sans dire que je trichais méchamment, un (plusieurs, dans les cas critiques) doigt glissé entre 2 pages pour garder la trace du (des) chapitre(s) précédent(s) et pouvoir revenir en arrière si le choix se révélait mauvais.

Et Loup Solitaire a été LA série sur laquelle nous avons passé le plus de temps avec mon groupe d’amis de l’époque, à nous prêter les livres dès que l’un d’entre nous en dénichait un, à partager des anecdotes et techniques, etc. C’était l’une des rares à non seulement être sur plusieurs tomes, mais à s’étaler sur plus d’une vingtaine de, n’ayons pas peur des mots, romans (allez, nouvelles). Et dont les choix se répercutaient sur les tomes suivants, un objet ramassé au tome 6 pouvant se révéler utile pour la première fois au tome 11.

Sans oublier les illustrations de Gary Chalk:

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J’ai récemment dégoté une appli android permettant de les rejouer, correctement, en plus, et je suis retombé dans les 14 premiers. J’ai aussi découvert l’existence du Projet AON, qui, suite à la mise à disposition des droits par l’auteur, consiste à mettre tout ça à disposition des gens.

Ce qui m’a lancé dans ce projet fou.

Le Projet

 Tout est parti de la question « y a t’il un chemin optimal ? », dans le sens « Y a t’il un chemin permettant de récupérer un maximum d’objets utiles », et son corollaire « ce chemin est il le même si on se contente de parcourir un livre, ou si l’on en prend en compte plusieurs ». Et « certaines disciplines sont-elles vitales »?

Ce qui nécessitait de pouvoir se représenter ces différents chemins, les séparer, puis les parcourir rapidement. Et pour ça, il allait falloir enregistrer toutes les informations idoines.

La base de données

Loup Solitaire tome 1 comporte 350 chapitres. L’histoire commence au chapitre 1 et s’arrête au 350, mais il n’est nullement nécessaire de passer par les 350 chapitres pour finir l’histoire (je découvrirai ainsi plus tard que le plus court chemin compte 26 chapitres), c’est même impossible. Il me fallait donc chacun des liens entre les chapitres:

bdd01

Le chapitre 1 propose d’aller en 85, en 275 ou en 141

Certains chemins nécessitant de remplir des conditions (exemple: la présence de la discipline Kaï de la Maîtrise de la matière dans l’exemple tout en haut de l’article), j’ai donc rajouté l’information. Certains chapitres contenant des combats, il a fallu enregistrer ces combats. Et certaines conditions entraînant la mort du personnage, il a fallu identifier tout ça.

Je vous passe un certain nombre de petites vérifications et corrections, et je me retrouve quand même avec un chapitre sans le moindre début (j’en ai corrigé 4 autres dans ce cas)! Tant pis. Si à l’occasion quelqu’un est capable d’identifier l’erreur, je feras la correction. Dans certains cas, j’ai subdivisé des chapitres en inter-chapitres quand les conditions s’enchaînaient.

L’exemple évident, ce sont les nombreux combats face à plusieurs adversaires. Chaque combat peut finir sur une défaite ou une victoire, et dans certains cas, sur une fuite.

Un exemple moins évident, ce sont les repas. De temps en temps, Loup Solitaire a faim. Si on ne possède pas de repas, il perd 3 points d’Endurance, une mort d’inanition que ma première version ne prenait pas en compte. On a donc une première subdivision « Repas possédé » / « Pas de repas possédé », suivie, dans le 2e cas, par « Avait plus de 3 points d’Endurance » / « Avait 3 points d’Endurance ou moins » (auquel cas, merci de redémarrer l’aventure…). Sauf qu’en fait, une étape supplémentaire est à rajouter en premier: la compétence Chasse permet de se nourrir sans posséder de repas sur soi. D’où une nouvelle subdivision « Chasse » / « Pas chasse ». 6 chapitres sont concernés, quand même…

De manière artificielle, j’ai donc au final 388 nœuds et 685 liens entre 2 nœuds.

Nombre de précédent Nombre de Chapitre %age
1 253 66%
2 84 22%
3 22 6%
4 13 3%
5 5 1%
6 4 1%
8 1 0%
10 1 0%
78 1 0%
(vide) 1 0%

2/3 de ces nœuds n’ont qu’un nœud antérieur. La douzaine avec plus de 5 antérieurs est notable: ce sont des moments où beaucoup de chemins vont se rejoindre. Il va être intéressant de voir s’ils sont régulièrement disposés, ou plutôt vers la fin. Le nœud avec 78 nœuds le précédant est tout simplement la mort… Le monde de Loup Solitaire n’est pas tendre.

Nombre de nœuds suivants Nombre de Chapitre Nombre de Chapitre2
1 147 38%
2 183 48%
3 48 12%
4 7 2%

A l’inverse, près de 2/3 des nœuds se divisent en 2 possibilités ou plus. Heureusement, sinon on aurait l’impression de lire un roman…

A noter que 102 nœuds ont un unique nœud précédent ET un unique nœud suivant. Ils pourraient être simplement fusionnés avec l’un des 2 les entourant sans que ça change quoi que ce soit à la lecture. Notez-le on le réutilisera peut-être si la représentation devient illisible.

La représentation

C’est bien beau d’avoir une base de données, d’en tirer quelques statistiques, mais l’époque est à la datavisualisation. Des lignes de chiffres, c’est moins parlant qu’un beau graphique.

C’est là que Gephi entre en jeu, un logiciel gratuit, dont la particularité est donc de lier des nœuds entre eux (les nœuds étant les chapitres). Certains l’utilisent comme outil de généalogie, d’autres pour suivre les passages d’une page web à une autre (attention, présence de liens vers tvtropes dans l’article en question :) ).

Quelques faux départs plus tard (lire les tutoriels, c’est pour les faibles), j’obtiens ça:

lonewolf1

Ok. Très joli. On voit le chapitre 1, début du tome 1, en bleu, en haut.

Le chapitre 350, fin du tome 1, en vert, en bas.

En rouge, au centre de cette galaxie de points, la mort. Tout simplement. Faute de rhum, tous les chemins n’y mènent pas.

En jaune? Ces fameux 26 chapitres du plus court chemin théorique. Les conditions n’apparaissant pas pour le moment, il n’est peut-être pas possible de les parcourir.

Malgré l’absence de flèches, on remarquera quand même la présence de boucles, ie des suites de chapitres qui peuvent tourner en rond si on ne fait pas attention.

C’est fort joli, mais c’est loin de faire l’équivalent de 1000 mots (ie, cet article). Et loin de quelque chose de clair comme ces graphiques : https://xkcd.com/657/

Le but étant d’obtenir quelque chose qui soit le plus facilement lisible, on va commencer par:

– Identifier chaque nœud par un label clair. La plupart du temps, le numéro de son chapitre, mais on a quelque cas spéciaux.

– Identifier les conditions de passages d’un nœud à l’autre. Pour l’instant, on va mettre en nom du lien la ou les conditions nécessaires.

– Réorganiser manuellement les choses pour faire qu’à chaque étage, un nœud n’ait que des nœuds « précédents » aux étages supérieurs, et « suivants » dans les étages inférieurs. Pour le coup, je vais regarder quelques tutos pour trouver une solution plus facile.

– Si un nœud n’a qu’un suivant et qu’un précédent, on va le fusionner à l’un ou l’autre si ce n’est pas trop chronophage.

Dans un … 2e? 5e? temps, on verra comment se débrouille un Loup Solitaire « moyen » pour survivre au tome 1.

D’ici là, souhaitez moi bon courage. Et ci-joint, le fichier que j’ai créé si vous voulez jouer aussi: loupsolitaire

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Comme il faut toujours que je me disperse, j’ai décidé, pour la 2e fois officielle et la 3e fois officieusement, de participer au concours de fifties de Saint-Epondyle. Qu’est ce qu’un fifty, me demanderez-vous? Un fifty, c’est une histoire en 50 mots maximum. Plus un titre.

Par exemple (tiré d’ici):

Le peintre apporte les dernières touches à son tableau puis observe son oeuvre. Ses doigts effleurent les reliefs puis sa main s’enfonce dans la toile. Il avance, traverse complètement la toile et cherche sa place au milieu des pigments. Il prend la pose et attend que ça sèche. Autoportrait.

Et ben c’est pas simple. Ma première participation n’avait pas été travaillée, en mode « J’ai envoyé mon texte 10 minutes après qu’on m’en ait parlé ». A noter que la plupart des articles que j’ai publiés sur ce blog sont des 1ers jets aussi, la plupart du temps parce que sinon, l’épée de Damoclès du « bog-qui-ça-peut-intéresser » s’abat, et je ne publie jamais l’article… Au moins, 50 mots, ça se retravaille plus vite (j’ai pas dit facilement)

Les chiens de Tindalos

Rond. Tout était enfin rond. Cela lui avait pris un temps infini, mais c’était fait. Il ne vivrait plus constamment dans la peur. Ils ne pouvaient plus passer. C’était une nouvelle vie qui s’offrait à lui, il allait pouvoir voir les choses sous un nouvel angle. Ses yeux s’écarquillèrent.

J’avais de plus utilisé le compteur de mots de Word, qui n’est pas le compteur officiel. Résultat, mon histoire en faisait 53, ce qui m’a valu 1 pénalité sur 2 notes !

La 2e fois, j’ai raté la deadline, mais mon histoire tenait les limites. Elle était plus Cyberpunk que véritablement Dickienne (le 2e étant un sous-ensemble du 1er), mais j’en reste content. Pour le coup, je l’ai réécrite 5 fois environ…

Date limite dépassée

Il s’affaissa lentement, les yeux aveugles, la main tétanisée sur la poignée, et, comme une ritournelle sans fin, les mots de ce qui hier encore était une blague :
« Aujourd’hui, il peut y avoir deux types de GLACE dans nos frigos. Celle qui te rafraîchit, et celle qui te refroidit. »

Et le 3e, donc, a pour sujet l’horreur. Lovecraft, donc, étant un sous-ensemble de l’horreur, ce sujet est plus large. Comme me l’a dit Saint-Epondyle « Mon blog est plutôt fantastique, mais ça veut pas dire que les histoire doivent l’être aussi! »

Manque de chance, la plupart de mes idées le sont, fantastiques (pas forcément en termes de qualité, qu’on soit clair – je vous vois venir avec vos gros sabots). Oui, parce qu’actuellement, je me bats avec 3 fifity, et je ne sais pas lequel choisir…

Le premier, que j’appellerai Cache-cache a commencé comme ça:

« CENT ! J’ARRIVE ! »
Elle n’est plus dans sa chambre.
Elle n’est pas dans la notre. Comme la clé de ma bibliothèque.
Elle n’est pas dans mon bureau. Le Grimoire non plus…
J’ai couru jusqu’à la cave. Pourquoi? J’ai oublié. Surement pour ranger ce livre!

 Et encore, là je vous livre la version qui fait 50 mots… J’aime bien la répétition due à la recherche. On a le côté étrange qui s’incruste peu à peu dans le réel avec une conclusion horrible à mes yeux, mais le rythme est pauvre, plat. Il n’y a pas véritablement de montée de l’horreur. Et la conclusion ne me semble pas tout à fait claire. Après un certain nombre de retravail, j’en suis là:

« CENT ! J’ARRIVE ! »
Elle n’est plus dans sa chambre.
Elle n’est pas dans la nôtre. Ni la clé de ma bibliothèque. Ma gorge se serre.
Mon bureau. Personne. Bibliothèque: ouverte ! Grimoire: disparu !!
J’ai… couru… jusqu’à la cave.
Mais pourquoi? Pour ranger ce livre? J’ai oublié…

 Je préfère déjà cette version. La répétition pose le concept de la recherche, mais elle est ensuite coupée par la course de plus en plus frénétique du personnage que j’essaye de montrer par des phrases de plus en plus courtes, et son anxiété montante avec une ponctuation de plus en plus importante. La conclusion me semble encore un peu floue, mais on voit la redescente de la peur chez le personnage due à l’oubli. C’est chez le lecteur que j’espère que l’anxiété reste ! Il me reste une semaine pour peaufiner ça.

La deuxième… Me gène, en fait (52 mots en première version):

Il disait avoir peur du noir.
J’avais tout essayé. Des loupiotes. Laisser la lumière allumée. La tenir dans mes bras jusqu’à ce qu’il dorme. Sans succès.
C’est quand il a disparu, quand les policiers l’ont retrouvé enterré dans le jardin du voisin que j’ai remarqué sa carnation…

Un super jeu de mots entre « avoir peur du noir/peur du Noir » où le narrateur pense que la personne parle de l’obscurité et l’enfant de la couleur de peau du voisin. Un peu beaucoup raciste au final…

Le troisième, dont le titre provisoire est It’s a cookbook ! (provisoire parce que bien qu’un clin d’œil à un célèbre épisode de la 4e dimension, il révèle trop de choses – un bon titre idéalement devrait donner plus de profondeur au texte une fois que celui-ci a été lu…) ressemble à ça (après retravail et coupe jusque 50 mots):

D’abord la peur quand leurs vaisseaux sont apparus, puis la joie devant leurs proclamations de paix ; Ils venaient sauver la Terre.
Nos centrales furent arrêtées, remplacées par mieux, plus écologique.
Certains humains furent parqués. Pour le mieux.
Puis beaucoup.
Puis tous.
C’était la Terre qu’ils venaient sauver.

Une idée assez classique aussi (issue d’un rêve de cette nuit…). La première phrase est trop longue et n’apporte au final rien. J’aimerai arriver à placer une phrase entre « certains humains furent parqués » et « Puis beaucoup » qui montre une autre activité destructrice arrêtée et remplacée par « mieux »…

Ça reste un très bon exercice d’écriture. C’est comme les Game Jams, je pense que c’est dans les limites que la créativité s’exprime le mieux. « Écrivez une histoire », c’est beaucoup plus dur que d’avoir un thème, une façon d’écrire, un mot à utiliser, quelque chose auquel s’aggripper, le manipuler, le détourner…

Si ça vous intéresse, vous avez jusqu’au 31/10 /2016 pour participer !

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Je réfute toute accusation disant que je lis trop de comics.

Inktober jour 2: le thème est bruyant

inktober_02

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Si vous connaissez des dessinateurs (en herbe ou pas), vous les entendez peut-être parler de Inktober. Surement déjà à mots couverts, associé à la phrase « je suis déjà à la bourre… ».

En fait, quelque part, si vous connaissez des écrivains (en herbe ou pas), ça doit vous rappeler leur réaction face à la NaNoWriMo.  Si vous êtes vous-mêmes dessinateur ou écrivain et dans le secret, vous êtes peut-être en train de pâlir en vous apercevant qu’on est le 03 Octobre 2016…

L’Inktober, c’est donc la NaNoWriMo des dessinateurs, ie un dessin à l’encre par jour pendant 30 jours, ie 30 jours de torture pour se donner un coup de pied aux fesses et se délier un peu la main. Pour rappel, la NaNoWriMo, c’est en Novembre, on en a déjà parlé sur ce blog, et il s’agit de faire 50 000 mots en 30 jours.

C’est loin d’être facile de tenir les 30 jours (M’sieur, tu me dis si tu veux pas que je te tape l’affiche 😉 ). Mais on se sent obligé de retenter chaque année (rah, c’est sur ton facebook maintenant, vil !). Suivez #Inktober pour voir des créations… Juste waouh.

Donc, ben, vu que le thème du 1er Octobre, c’était rapide

inktober_01

 

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Comme vous le savez si vous suivez un minimum ce blog, je suis fan de la série des Monster Hunter. Pas un fan historique, puisque j’ai commencé avec le 3. Mais un fan, puisque je cumule plus de 1000 heures sur le 3 et le 4.

Or, le nouveau  (Generations, ou X) est sorti le 15 Juillet. J’en suis à quelques 25 heures déjà, et, bien évidemment, la première chose qu’on fait dans ces cas-là, c’est comparer avec les précédents.

Ma première réaction a été une déception. Le 4 m’avait habitué à des cinématiques lors de la première rencontre avec un monstre. Pendant 1 minute, on me le présentait dans toute sa splendeur. Si j’ouvrais l’oeil, j’avais même des indices précieux sur la façon de se battre du monstre. Dans le 3, on avait droit plutôt à une scène quotidienne de la vie du monstre. Le dernier a trop joué à Borderlands et se contente d’une vignette de 5 secondes avec le nom de la créature… C’est un peu léger.

Ma deuxième réaction a été la joie. Dans le 3, j’ai fini par trouver que l’arme qui me convenait était la corne de chasse, pour citer Skoras « évidemment, tu t’intéresse à l’arme la plus bizarre ». Une sorte de cornemuse géante où chaque attaque produit un son, et un enchaînement de sons particulier joue une musique ayant un effet particulier (Bonus d’attaque, guérison, détection des monstres, etc). Chaque corne ayant ses propres notes. Dans le 4, je me suis intéressé à l’Insecto-Glaive, la nouvelle arme du jeu, qui permettait en particulier de sauter sur les monstres afin de déclencher un rodéo pour les mettre à terre. Generations introduit un système de 4 styles de chasse, l’un d’eux étant le style « Aérien »  permettant de sauter sur les monstres. Mon Insecto-glaive a été relegué au placard, j’avais maintenant accès au meilleur des 2 mondes avec une corne de chasse aérienne.

Ça, combiné au fait que l’arme qui m’a le plus plu dans Forced, c’est le marteau de lave, et que dans Victor Vran, j’utilise en alternance le shotgun et … Le marteau, m’a fait réaliser que définitivement, j’aime les armes qui ont de l’impact. Si c’est lent, que ça a une bonne zone d’effet, et qu’on sent qu’il y a du poids derrière chaque attaque, visiblement, c’est pour moi.

Ma troisième réaction a été de la stupeur devant le nouveau système d’amélioration des armes. Dans les versions précédentes, chaque amélioration change l’arme: ce n’est plus le même nom, ce n’est pas forcément la même apparence. L’image suivante est extraite du Wiki Monster Hunter, spécifiquement la page sur les cornes de chasse :

Et là, je découvre qu’entre chaque changement d’arme, je vais devoir augmenter le niveau de l’arme.

Il m’a fallu quelques jours pour comprendre que c’est une amélioration. Le jeu étant encore récent, je ne peux pas vous montrer directement à quoi ressemble le nouvel arbre, mais grosso modo, de ce que j’en comprends jusqu’ici, remplacez tous les noms de la première diagonale par Metal Bagpipe, auxquels vous ajoutez Niv 1, Niv 2, etc, jusqu’au Rinforzato qui garde le nom Rinforzato. Pour la 2e diagonale, vous remplacez par Kummerklang, plus Niv 1, 2, etc, et Le Grégorien en dernier.

En clair, on garde le même nombre d’armes, au final, et surtout, on évite un gros écueil des précédents: recréer une arme qu’on possède déjà, ou pour laquelle on a déjà mieux.

Je m’explique. Dans un Monster Hunter, il n’est pas obligatoire de partir d’une racine de l’arbre pour aller jusqu’à la feuille finale. Il est possible de créer des armes en plein milieu d’une branche. Par exemple, je peux partir d’un Metal Bagpipe, l’améliorer 5 fois et obtenir un Fortissimo, ou construire directement ce Fortissimo.

Imaginez maintenant que je l’ai encore amélioré 2 fois, jusqu’au Sforzando – ce qui, croyez-moi, est plus facile à dire qu’à faire, et nécessite de chasser beaucoup de monstres ; souvent les mêmes, en boucle. Je rentre d’une chasse, regarde ce que je peux construire, et m’aperçois que je peux faire un Fortissimo ! De plus, le jeu m’indique que je n’ai pas de Fortissimo dans mon inventaire. Je dépense l’argent et les composants, heureux, et découvre dépité que je viens de gâcher des ressources quelques minutes plus tard…

Dans Generations, le Sforzando serait un Metal Bagpipe Niv 7, le Fortissimo un Metal Bagpipe Niv 5. Le jeu me signalerait donc que j’ai DEJA un Metal Bagpipe dans mon inventaire. On y perd un peu en immersion, mais j’y gagne beaucoup en tension artérielle !

De plus, cela signifie aussi qu’aucune arme n’est obsolète, puisqu’elles ont toutes suffisamment d’évolutions pour atteindre des niveaux ultimes. Si on peut construire une arme qu’on ne possède pas dans cet opus, il FAUT le faire.

Et j’avoue que j’apprécie.

J’apprécie aussi le fait que ramasser des composants, ou les découper sur le corps d’un monstre ne nécessite plus d’appuyer des dizaines de fois sur le bouton A, mais de rester appuyé !

Ce que j’aimerai, maintenant, c’est creuser un peu combien de créatures et d’endroits sont des reprises des précédents. Parce que, qu’on prenne son titre Européen (Generations) ou japonais (X, dans le sens Cross), on a clairement un hommage à tous les opus, avec des personnages, des villages qui réapparaissent. Un peu comme un au revoir à venir. Ce qui serait sureprenant, vu le succès de cette série !

Et vous, qu’est ce qui vous plait dans ce nouvel opus? Qu’est ce qui vous frappe (à part la queue du Durambouros)?

L’esprit d’escalier

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Ça fait deux mois que j’essaye d’écrire un article sur les stats des dés, promis il y a 2 ans à l’un des commentateurs de ce blog.

Ça fait une semaine que j’essaye d’écrire un article sur Bravely Default et les originalités développées par ce jeu.

Je vais donc répondre aujourd’hui à une question cruciale, que vous vous êtes tous posé au moins une fois. Imaginez-vous… C’est le matin, vous n’êtes pas encore réveillé. Votre thé ou café matinal fait tranquillement son chemin dans votre organisme, mais n’a pas encore tout à fait atteint vos synapses. L’œil torve, la bouche pâteuse, vous posez le pied sur le tapis roulant de votre station de métro préférée, vous laissant emporter. Rapidement, profitant de l’absence irréelle d’autre passagers sur ce moyen de transport limité, vous avancez. Et là, une pensée vous frappe: vous avez oublié quelque chose. Votre portable, votre badge, votre livre, choisissez, mais quelque chose de suffisamment important pour vouloir faire demi-tour. Et là, il semble long, soudainement, ce tapis…

Très long...

Très long…

Du coup, que faire? Continuer jusqu’au bout et faire demi-tour? Ou bien faire demi-tour immédiatement et remonter le tapis à contre courant? La personne croisée ce matin et qui a inspiré ce post avait choisi la première solutionen étant au 1/3 du tapis. Avait-elle raison?

Et bien, répondons-y. Mathématiquement.

Il est pas beau ce schéma?

Il est pas beau ce schéma?

Soit:

– F le trajet déjà fait. C’est une Longueur.

– R le trajet restant. C’est une Longueur.

– M votre vitesse de marche. C’est une Vitesse.

– T la vitesse du tapis. C’est une Vitesse.

– A la vitesse du moyen emprunté sur le retour. C’est une Vitesse.

A noter que je rajoute A au moment de l’écriture de cet article, mon calcul initial s’étant basé sur un retour uniquement à pied, mais un certain nombre de trajet ayant des tapis roulants dans les 2 sens. Du coup, je suis obligé de mettre une vitesse différente de celle du tapis initial.

Le point d’équilibre est donc le point où le temps mis à parcourir la longueur F à contre-courant est égal au temps mis à parcourir la longueur R sur le tapis puis la longueur R+F sur le moyen emprunté pour le retour. Ce sont des Durées, donc des Longueur / Vitesse. Je vous rassure, ce moment est d’une durée infinitésimale, donc vous n’aurez pas longtemps à vous poser la question. On a donc:

Equation initiale

En développant tout ça et en regroupant R et F:

Equation developpee

Equation regroupee

Equation regroupee2

Equation regroupee3

Tiens, vous avez vu? On divise par M+A des 2 côtés. Allez hop ! On simplifie !

Equation simplifiee

Pour un résultat final d’équilibre:

Equation simplifiee2

Han. Comme quoi, je m’étais planté dans le RER. Avec une formule plus simple, puisque j’avais A = 0 à ce moment là. Comme quoi:

  1. Il faut toujours se relire
  2. Mon thé n’était pas encore arrivé aux synapses.

Si F est inférieur, autant faire demi-tour (on suppose que vous êtes seul dessus). Si F est supérieur, avancez jusqu’au bout.

Un exemple? Soit un humain marchant dynamiquement à 6km/h, sur le tapis de Montparnasse à 3 km/h (pas le rapide qui n’aura pas duré longtemps, donc). Le point d’équilibre est tel que:

Exemple1

Exemple2

Exemple3

Tiens? Heureux hasard…

Si cet humain n’a pas atteint la moitié du tapis, qu’il fasse demi-tour. Au delà, il vaut mieux qu’il continue.

Voilà, la prochain fois que ça vous arrivera, vous aurez un outil parfaitement adapté à votre prise de décision, ce qui minimisera le temps que vous perdrez. Toujours ravi de vous aider!

 

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Disque monde orphelin

modranvdark_postLe 12 Mars 2015, le monde a perdu un grand écrivain en en la personne de Terry Pratchett, après une longue bataille avec une forme rare d’Alzheimer. Cet auteur, inventeur entre autres du Disque-Monde, un monde plat, circulaire, sur le dos de 4 éléphants, eux-même juchés sur la grande Tortue A’Tuin (« dont l’apparence est empruntée aux mythes Indiens, il vaut mieux le rappeler, sinon des Indiens pourrait nous envahir et faire quelque chose de terrible, genre boire du lait », Terry Pratchett, Nantes, 2004) est l’un de mes préférés. J’avais à l’époque voulu recenser les hommages qui lui était fait, et… La vie, tout ça.

Mais j’en ai croisé un à l’instant, donc, hop, n’est pas mort, ce qui à jamais dort.

Les crayons de Florine – Le dessin qui a (re)lancé cet article

Le Monde  – Florilège

ZDnet  – Rajouter une ligne de commande sur un serveur pour que, de manière transparente, le nom de Terry Pratchett soit « prononcé » continuellement sur le réseau. Une belle réutilisation d’un élément d’un de ses romans.

Une pétition (que j’avais signée) enjoignant la mort à nous le rendre – Certains commentaires sont magiques. Je suis surpris qu’elle n’ait pas atteint 35k signatures…

xkcd: une trilogie qu’il faut que je découvre…

20 minutes / florilège de tweets

Rappelons que, lorsqu’il a été fait chevalier, il s’est fait faire une épée. En métal issu d’une météorite tombée dans son jardin.


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Boulet: Ook

Un blog faisant un tour de l’univers du Disque Monde.

Je mettrai à jour cet article au fur et à mesure que j’en croiserai à nouveau. De votre côté, n’hésitez pas si vous en avez croisé de sympas.

UPDATE DU 27/10/2015

Quelques mots de Neil Gaiman (en plus je l’ai lu plusieurs fois cet article, je sais pas pourquoi je ne l’ai pas mis), un autre auteur que j’aime beaucoup, même si certaines de ses nouvelles sont vraiment horribles au point de me mettre mal à l’aise.
Une gigantesque fresque hommage à Londres (potentiellement trop temporaire, malheureusement).

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