Ca vous est déjà arrivé de vous demander quel était le chemin optimal à travers un Loup Solitaire? Combien de chemins existaient? Les chances de mourir?

Non? Ah. moi oui. Vous savez même pas qui est Loup Solitaire? Ah. On va juste prendre quelques lignes pour résumer ça, ceux qui connaissent, vous pouvez descendre directement au chapitre « Le projet ». Après avoir pris une minute à la mémoire de Joe Dever avant.

Loup Solitaire

Loup Solitaire est une série particulièrement connue de Livre dont on est le Héros, des bouquins qui ont fait fureur dans ma prime jeunesse. Ces livres étaient des histoires à vivre, découpées en chapitres dans lesquelles le lecteur évoluait en fonction de ces choix. Un paragraphe typique contenait une description liée au choix précédent, puis une indication de prendre une décision et d’aller au chapitre correspondant. Un exemple étant plus parlant:

loup-solitaire-extrait_162

Ainsi donc, le chapitre 162 propose d’aller en 258 si une discipline particulière est disponible, en 127 sinon.

Chacune de ces décisions peut engendrer une perte de points de vie (et la mort en leur absence), un combat, un gain ou perte d’objets, etc. Ce qui nécessite donc une fiche récapitulative du personnage. Certaines résolutions étant liées au hasard, on y trouvait une « table de hasard » permettant de tirer un chiffre entre 0 et 9.

Une sorte de partie de Jeu de Rôle condensée, simplifiée, et en solo (à quelques exceptions près) en résumé.

Il va sans dire que je trichais méchamment, un (plusieurs, dans les cas critiques) doigt glissé entre 2 pages pour garder la trace du (des) chapitre(s) précédent(s) et pouvoir revenir en arrière si le choix se révélait mauvais.

Et Loup Solitaire a été LA série sur laquelle nous avons passé le plus de temps avec mon groupe d’amis de l’époque, à nous prêter les livres dès que l’un d’entre nous en dénichait un, à partager des anecdotes et techniques, etc. C’était l’une des rares à non seulement être sur plusieurs tomes, mais à s’étaler sur plus d’une vingtaine de, n’ayons pas peur des mots, romans (allez, nouvelles). Et dont les choix se répercutaient sur les tomes suivants, un objet ramassé au tome 6 pouvant se révéler utile pour la première fois au tome 11.

Sans oublier les illustrations de Gary Chalk:

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J’ai récemment dégoté une appli android permettant de les rejouer, correctement, en plus, et je suis retombé dans les 14 premiers. J’ai aussi découvert l’existence du Projet AON, qui, suite à la mise à disposition des droits par l’auteur, consiste à mettre tout ça à disposition des gens.

Ce qui m’a lancé dans ce projet fou.

Le Projet

 Tout est parti de la question « y a t’il un chemin optimal ? », dans le sens « Y a t’il un chemin permettant de récupérer un maximum d’objets utiles », et son corollaire « ce chemin est il le même si on se contente de parcourir un livre, ou si l’on en prend en compte plusieurs ». Et « certaines disciplines sont-elles vitales »?

Ce qui nécessitait de pouvoir se représenter ces différents chemins, les séparer, puis les parcourir rapidement. Et pour ça, il allait falloir enregistrer toutes les informations idoines.

La base de données

Loup Solitaire tome 1 comporte 350 chapitres. L’histoire commence au chapitre 1 et s’arrête au 350, mais il n’est nullement nécessaire de passer par les 350 chapitres pour finir l’histoire (je découvrirai ainsi plus tard que le plus court chemin compte 26 chapitres), c’est même impossible. Il me fallait donc chacun des liens entre les chapitres:

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Le chapitre 1 propose d’aller en 85, en 275 ou en 141

Certains chemins nécessitant de remplir des conditions (exemple: la présence de la discipline Kaï de la Maîtrise de la matière dans l’exemple tout en haut de l’article), j’ai donc rajouté l’information. Certains chapitres contenant des combats, il a fallu enregistrer ces combats. Et certaines conditions entraînant la mort du personnage, il a fallu identifier tout ça.

Je vous passe un certain nombre de petites vérifications et corrections, et je me retrouve quand même avec un chapitre sans le moindre début (j’en ai corrigé 4 autres dans ce cas)! Tant pis. Si à l’occasion quelqu’un est capable d’identifier l’erreur, je feras la correction. Dans certains cas, j’ai subdivisé des chapitres en inter-chapitres quand les conditions s’enchaînaient.

L’exemple évident, ce sont les nombreux combats face à plusieurs adversaires. Chaque combat peut finir sur une défaite ou une victoire, et dans certains cas, sur une fuite.

Un exemple moins évident, ce sont les repas. De temps en temps, Loup Solitaire a faim. Si on ne possède pas de repas, il perd 3 points d’Endurance, une mort d’inanition que ma première version ne prenait pas en compte. On a donc une première subdivision « Repas possédé » / « Pas de repas possédé », suivie, dans le 2e cas, par « Avait plus de 3 points d’Endurance » / « Avait 3 points d’Endurance ou moins » (auquel cas, merci de redémarrer l’aventure…). Sauf qu’en fait, une étape supplémentaire est à rajouter en premier: la compétence Chasse permet de se nourrir sans posséder de repas sur soi. D’où une nouvelle subdivision « Chasse » / « Pas chasse ». 6 chapitres sont concernés, quand même…

De manière artificielle, j’ai donc au final 388 nœuds et 685 liens entre 2 nœuds.

Nombre de précédent Nombre de Chapitre %age
1 253 66%
2 84 22%
3 22 6%
4 13 3%
5 5 1%
6 4 1%
8 1 0%
10 1 0%
78 1 0%
(vide) 1 0%

2/3 de ces nœuds n’ont qu’un nœud antérieur. La douzaine avec plus de 5 antérieurs est notable: ce sont des moments où beaucoup de chemins vont se rejoindre. Il va être intéressant de voir s’ils sont régulièrement disposés, ou plutôt vers la fin. Le nœud avec 78 nœuds le précédant est tout simplement la mort… Le monde de Loup Solitaire n’est pas tendre.

Nombre de nœuds suivants Nombre de Chapitre Nombre de Chapitre2
1 147 38%
2 183 48%
3 48 12%
4 7 2%

A l’inverse, près de 2/3 des nœuds se divisent en 2 possibilités ou plus. Heureusement, sinon on aurait l’impression de lire un roman…

A noter que 102 nœuds ont un unique nœud précédent ET un unique nœud suivant. Ils pourraient être simplement fusionnés avec l’un des 2 les entourant sans que ça change quoi que ce soit à la lecture. Notez-le on le réutilisera peut-être si la représentation devient illisible.

La représentation

C’est bien beau d’avoir une base de données, d’en tirer quelques statistiques, mais l’époque est à la datavisualisation. Des lignes de chiffres, c’est moins parlant qu’un beau graphique.

C’est là que Gephi entre en jeu, un logiciel gratuit, dont la particularité est donc de lier des nœuds entre eux (les nœuds étant les chapitres). Certains l’utilisent comme outil de généalogie, d’autres pour suivre les passages d’une page web à une autre (attention, présence de liens vers tvtropes dans l’article en question :) ).

Quelques faux départs plus tard (lire les tutoriels, c’est pour les faibles), j’obtiens ça:

lonewolf1

Ok. Très joli. On voit le chapitre 1, début du tome 1, en bleu, en haut.

Le chapitre 350, fin du tome 1, en vert, en bas.

En rouge, au centre de cette galaxie de points, la mort. Tout simplement. Faute de rhum, tous les chemins n’y mènent pas.

En jaune? Ces fameux 26 chapitres du plus court chemin théorique. Les conditions n’apparaissant pas pour le moment, il n’est peut-être pas possible de les parcourir.

Malgré l’absence de flèches, on remarquera quand même la présence de boucles, ie des suites de chapitres qui peuvent tourner en rond si on ne fait pas attention.

C’est fort joli, mais c’est loin de faire l’équivalent de 1000 mots (ie, cet article). Et loin de quelque chose de clair comme ces graphiques : https://xkcd.com/657/

Le but étant d’obtenir quelque chose qui soit le plus facilement lisible, on va commencer par:

– Identifier chaque nœud par un label clair. La plupart du temps, le numéro de son chapitre, mais on a quelque cas spéciaux.

– Identifier les conditions de passages d’un nœud à l’autre. Pour l’instant, on va mettre en nom du lien la ou les conditions nécessaires.

– Réorganiser manuellement les choses pour faire qu’à chaque étage, un nœud n’ait que des nœuds « précédents » aux étages supérieurs, et « suivants » dans les étages inférieurs. Pour le coup, je vais regarder quelques tutos pour trouver une solution plus facile.

– Si un nœud n’a qu’un suivant et qu’un précédent, on va le fusionner à l’un ou l’autre si ce n’est pas trop chronophage.

Dans un … 2e? 5e? temps, on verra comment se débrouille un Loup Solitaire « moyen » pour survivre au tome 1.

D’ici là, souhaitez moi bon courage. Et ci-joint, le fichier que j’ai créé si vous voulez jouer aussi: loupsolitaire

Comme il faut toujours que je me disperse, j’ai décidé, pour la 2e fois officielle et la 3e fois officieusement, de participer au concours de fifties de Saint-Epondyle. Qu’est ce qu’un fifty, me demanderez-vous? Un fifty, c’est une histoire en 50 mots maximum. Plus un titre.

Par exemple (tiré d’ici):

Le peintre apporte les dernières touches à son tableau puis observe son oeuvre. Ses doigts effleurent les reliefs puis sa main s’enfonce dans la toile. Il avance, traverse complètement la toile et cherche sa place au milieu des pigments. Il prend la pose et attend que ça sèche. Autoportrait.

Et ben c’est pas simple. Ma première participation n’avait pas été travaillée, en mode « J’ai envoyé mon texte 10 minutes après qu’on m’en ait parlé ». A noter que la plupart des articles que j’ai publiés sur ce blog sont des 1ers jets aussi, la plupart du temps parce que sinon, l’épée de Damoclès du « bog-qui-ça-peut-intéresser » s’abat, et je ne publie jamais l’article… Au moins, 50 mots, ça se retravaille plus vite (j’ai pas dit facilement)

Les chiens de Tindalos

Rond. Tout était enfin rond. Cela lui avait pris un temps infini, mais c’était fait. Il ne vivrait plus constamment dans la peur. Ils ne pouvaient plus passer. C’était une nouvelle vie qui s’offrait à lui, il allait pouvoir voir les choses sous un nouvel angle. Ses yeux s’écarquillèrent.

J’avais de plus utilisé le compteur de mots de Word, qui n’est pas le compteur officiel. Résultat, mon histoire en faisait 53, ce qui m’a valu 1 pénalité sur 2 notes !

La 2e fois, j’ai raté la deadline, mais mon histoire tenait les limites. Elle était plus Cyberpunk que véritablement Dickienne (le 2e étant un sous-ensemble du 1er), mais j’en reste content. Pour le coup, je l’ai réécrite 5 fois environ…

Date limite dépassée

Il s’affaissa lentement, les yeux aveugles, la main tétanisée sur la poignée, et, comme une ritournelle sans fin, les mots de ce qui hier encore était une blague :
« Aujourd’hui, il peut y avoir deux types de GLACE dans nos frigos. Celle qui te rafraîchit, et celle qui te refroidit. »

Et le 3e, donc, a pour sujet l’horreur. Lovecraft, donc, étant un sous-ensemble de l’horreur, ce sujet est plus large. Comme me l’a dit Saint-Epondyle « Mon blog est plutôt fantastique, mais ça veut pas dire que les histoire doivent l’être aussi! »

Manque de chance, la plupart de mes idées le sont, fantastiques (pas forcément en termes de qualité, qu’on soit clair – je vous vois venir avec vos gros sabots). Oui, parce qu’actuellement, je me bats avec 3 fifity, et je ne sais pas lequel choisir…

Le premier, que j’appellerai Cache-cache a commencé comme ça:

« CENT ! J’ARRIVE ! »
Elle n’est plus dans sa chambre.
Elle n’est pas dans la notre. Comme la clé de ma bibliothèque.
Elle n’est pas dans mon bureau. Le Grimoire non plus…
J’ai couru jusqu’à la cave. Pourquoi? J’ai oublié. Surement pour ranger ce livre!

 Et encore, là je vous livre la version qui fait 50 mots… J’aime bien la répétition due à la recherche. On a le côté étrange qui s’incruste peu à peu dans le réel avec une conclusion horrible à mes yeux, mais le rythme est pauvre, plat. Il n’y a pas véritablement de montée de l’horreur. Et la conclusion ne me semble pas tout à fait claire. Après un certain nombre de retravail, j’en suis là:

« CENT ! J’ARRIVE ! »
Elle n’est plus dans sa chambre.
Elle n’est pas dans la nôtre. Ni la clé de ma bibliothèque. Ma gorge se serre.
Mon bureau. Personne. Bibliothèque: ouverte ! Grimoire: disparu !!
J’ai… couru… jusqu’à la cave.
Mais pourquoi? Pour ranger ce livre? J’ai oublié…

 Je préfère déjà cette version. La répétition pose le concept de la recherche, mais elle est ensuite coupée par la course de plus en plus frénétique du personnage que j’essaye de montrer par des phrases de plus en plus courtes, et son anxiété montante avec une ponctuation de plus en plus importante. La conclusion me semble encore un peu floue, mais on voit la redescente de la peur chez le personnage due à l’oubli. C’est chez le lecteur que j’espère que l’anxiété reste ! Il me reste une semaine pour peaufiner ça.

La deuxième… Me gène, en fait (52 mots en première version):

Il disait avoir peur du noir.
J’avais tout essayé. Des loupiotes. Laisser la lumière allumée. La tenir dans mes bras jusqu’à ce qu’il dorme. Sans succès.
C’est quand il a disparu, quand les policiers l’ont retrouvé enterré dans le jardin du voisin que j’ai remarqué sa carnation…

Un super jeu de mots entre « avoir peur du noir/peur du Noir » où le narrateur pense que la personne parle de l’obscurité et l’enfant de la couleur de peau du voisin. Un peu beaucoup raciste au final…

Le troisième, dont le titre provisoire est It’s a cookbook ! (provisoire parce que bien qu’un clin d’œil à un célèbre épisode de la 4e dimension, il révèle trop de choses – un bon titre idéalement devrait donner plus de profondeur au texte une fois que celui-ci a été lu…) ressemble à ça (après retravail et coupe jusque 50 mots):

D’abord la peur quand leurs vaisseaux sont apparus, puis la joie devant leurs proclamations de paix ; Ils venaient sauver la Terre.
Nos centrales furent arrêtées, remplacées par mieux, plus écologique.
Certains humains furent parqués. Pour le mieux.
Puis beaucoup.
Puis tous.
C’était la Terre qu’ils venaient sauver.

Une idée assez classique aussi (issue d’un rêve de cette nuit…). La première phrase est trop longue et n’apporte au final rien. J’aimerai arriver à placer une phrase entre « certains humains furent parqués » et « Puis beaucoup » qui montre une autre activité destructrice arrêtée et remplacée par « mieux »…

Ça reste un très bon exercice d’écriture. C’est comme les Game Jams, je pense que c’est dans les limites que la créativité s’exprime le mieux. « Écrivez une histoire », c’est beaucoup plus dur que d’avoir un thème, une façon d’écrire, un mot à utiliser, quelque chose auquel s’aggripper, le manipuler, le détourner…

Si ça vous intéresse, vous avez jusqu’au 31/10 /2016 pour participer !

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Je réfute toute accusation disant que je lis trop de comics.

Inktober jour 2: le thème est bruyant

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Si vous connaissez des dessinateurs (en herbe ou pas), vous les entendez peut-être parler de Inktober. Surement déjà à mots couverts, associé à la phrase « je suis déjà à la bourre… ».

En fait, quelque part, si vous connaissez des écrivains (en herbe ou pas), ça doit vous rappeler leur réaction face à la NaNoWriMo.  Si vous êtes vous-mêmes dessinateur ou écrivain et dans le secret, vous êtes peut-être en train de pâlir en vous apercevant qu’on est le 03 Octobre 2016…

L’Inktober, c’est donc la NaNoWriMo des dessinateurs, ie un dessin à l’encre par jour pendant 30 jours, ie 30 jours de torture pour se donner un coup de pied aux fesses et se délier un peu la main. Pour rappel, la NaNoWriMo, c’est en Novembre, on en a déjà parlé sur ce blog, et il s’agit de faire 50 000 mots en 30 jours.

C’est loin d’être facile de tenir les 30 jours (M’sieur, tu me dis si tu veux pas que je te tape l’affiche 😉 ). Mais on se sent obligé de retenter chaque année (rah, c’est sur ton facebook maintenant, vil !). Suivez #Inktober pour voir des créations… Juste waouh.

Donc, ben, vu que le thème du 1er Octobre, c’était rapide

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Comme vous le savez si vous suivez un minimum ce blog, je suis fan de la série des Monster Hunter. Pas un fan historique, puisque j’ai commencé avec le 3. Mais un fan, puisque je cumule plus de 1000 heures sur le 3 et le 4.

Or, le nouveau  (Generations, ou X) est sorti le 15 Juillet. J’en suis à quelques 25 heures déjà, et, bien évidemment, la première chose qu’on fait dans ces cas-là, c’est comparer avec les précédents.

Ma première réaction a été une déception. Le 4 m’avait habitué à des cinématiques lors de la première rencontre avec un monstre. Pendant 1 minute, on me le présentait dans toute sa splendeur. Si j’ouvrais l’oeil, j’avais même des indices précieux sur la façon de se battre du monstre. Dans le 3, on avait droit plutôt à une scène quotidienne de la vie du monstre. Le dernier a trop joué à Borderlands et se contente d’une vignette de 5 secondes avec le nom de la créature… C’est un peu léger.

Ma deuxième réaction a été la joie. Dans le 3, j’ai fini par trouver que l’arme qui me convenait était la corne de chasse, pour citer Skoras « évidemment, tu t’intéresse à l’arme la plus bizarre ». Une sorte de cornemuse géante où chaque attaque produit un son, et un enchaînement de sons particulier joue une musique ayant un effet particulier (Bonus d’attaque, guérison, détection des monstres, etc). Chaque corne ayant ses propres notes. Dans le 4, je me suis intéressé à l’Insecto-Glaive, la nouvelle arme du jeu, qui permettait en particulier de sauter sur les monstres afin de déclencher un rodéo pour les mettre à terre. Generations introduit un système de 4 styles de chasse, l’un d’eux étant le style « Aérien »  permettant de sauter sur les monstres. Mon Insecto-glaive a été relegué au placard, j’avais maintenant accès au meilleur des 2 mondes avec une corne de chasse aérienne.

Ça, combiné au fait que l’arme qui m’a le plus plu dans Forced, c’est le marteau de lave, et que dans Victor Vran, j’utilise en alternance le shotgun et … Le marteau, m’a fait réaliser que définitivement, j’aime les armes qui ont de l’impact. Si c’est lent, que ça a une bonne zone d’effet, et qu’on sent qu’il y a du poids derrière chaque attaque, visiblement, c’est pour moi.

Ma troisième réaction a été de la stupeur devant le nouveau système d’amélioration des armes. Dans les versions précédentes, chaque amélioration change l’arme: ce n’est plus le même nom, ce n’est pas forcément la même apparence. L’image suivante est extraite du Wiki Monster Hunter, spécifiquement la page sur les cornes de chasse :

Et là, je découvre qu’entre chaque changement d’arme, je vais devoir augmenter le niveau de l’arme.

Il m’a fallu quelques jours pour comprendre que c’est une amélioration. Le jeu étant encore récent, je ne peux pas vous montrer directement à quoi ressemble le nouvel arbre, mais grosso modo, de ce que j’en comprends jusqu’ici, remplacez tous les noms de la première diagonale par Metal Bagpipe, auxquels vous ajoutez Niv 1, Niv 2, etc, jusqu’au Rinforzato qui garde le nom Rinforzato. Pour la 2e diagonale, vous remplacez par Kummerklang, plus Niv 1, 2, etc, et Le Grégorien en dernier.

En clair, on garde le même nombre d’armes, au final, et surtout, on évite un gros écueil des précédents: recréer une arme qu’on possède déjà, ou pour laquelle on a déjà mieux.

Je m’explique. Dans un Monster Hunter, il n’est pas obligatoire de partir d’une racine de l’arbre pour aller jusqu’à la feuille finale. Il est possible de créer des armes en plein milieu d’une branche. Par exemple, je peux partir d’un Metal Bagpipe, l’améliorer 5 fois et obtenir un Fortissimo, ou construire directement ce Fortissimo.

Imaginez maintenant que je l’ai encore amélioré 2 fois, jusqu’au Sforzando – ce qui, croyez-moi, est plus facile à dire qu’à faire, et nécessite de chasser beaucoup de monstres ; souvent les mêmes, en boucle. Je rentre d’une chasse, regarde ce que je peux construire, et m’aperçois que je peux faire un Fortissimo ! De plus, le jeu m’indique que je n’ai pas de Fortissimo dans mon inventaire. Je dépense l’argent et les composants, heureux, et découvre dépité que je viens de gâcher des ressources quelques minutes plus tard…

Dans Generations, le Sforzando serait un Metal Bagpipe Niv 7, le Fortissimo un Metal Bagpipe Niv 5. Le jeu me signalerait donc que j’ai DEJA un Metal Bagpipe dans mon inventaire. On y perd un peu en immersion, mais j’y gagne beaucoup en tension artérielle !

De plus, cela signifie aussi qu’aucune arme n’est obsolète, puisqu’elles ont toutes suffisamment d’évolutions pour atteindre des niveaux ultimes. Si on peut construire une arme qu’on ne possède pas dans cet opus, il FAUT le faire.

Et j’avoue que j’apprécie.

J’apprécie aussi le fait que ramasser des composants, ou les découper sur le corps d’un monstre ne nécessite plus d’appuyer des dizaines de fois sur le bouton A, mais de rester appuyé !

Ce que j’aimerai, maintenant, c’est creuser un peu combien de créatures et d’endroits sont des reprises des précédents. Parce que, qu’on prenne son titre Européen (Generations) ou japonais (X, dans le sens Cross), on a clairement un hommage à tous les opus, avec des personnages, des villages qui réapparaissent. Un peu comme un au revoir à venir. Ce qui serait sureprenant, vu le succès de cette série !

Et vous, qu’est ce qui vous plait dans ce nouvel opus? Qu’est ce qui vous frappe (à part la queue du Durambouros)?

L’esprit d’escalier

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Ça fait deux mois que j’essaye d’écrire un article sur les stats des dés, promis il y a 2 ans à l’un des commentateurs de ce blog.

Ça fait une semaine que j’essaye d’écrire un article sur Bravely Default et les originalités développées par ce jeu.

Je vais donc répondre aujourd’hui à une question cruciale, que vous vous êtes tous posé au moins une fois. Imaginez-vous… C’est le matin, vous n’êtes pas encore réveillé. Votre thé ou café matinal fait tranquillement son chemin dans votre organisme, mais n’a pas encore tout à fait atteint vos synapses. L’œil torve, la bouche pâteuse, vous posez le pied sur le tapis roulant de votre station de métro préférée, vous laissant emporter. Rapidement, profitant de l’absence irréelle d’autre passagers sur ce moyen de transport limité, vous avancez. Et là, une pensée vous frappe: vous avez oublié quelque chose. Votre portable, votre badge, votre livre, choisissez, mais quelque chose de suffisamment important pour vouloir faire demi-tour. Et là, il semble long, soudainement, ce tapis…

Très long...

Très long…

Du coup, que faire? Continuer jusqu’au bout et faire demi-tour? Ou bien faire demi-tour immédiatement et remonter le tapis à contre courant? La personne croisée ce matin et qui a inspiré ce post avait choisi la première solutionen étant au 1/3 du tapis. Avait-elle raison?

Et bien, répondons-y. Mathématiquement.

Il est pas beau ce schéma?

Il est pas beau ce schéma?

Soit:

– F le trajet déjà fait. C’est une Longueur.

– R le trajet restant. C’est une Longueur.

– M votre vitesse de marche. C’est une Vitesse.

– T la vitesse du tapis. C’est une Vitesse.

– A la vitesse du moyen emprunté sur le retour. C’est une Vitesse.

A noter que je rajoute A au moment de l’écriture de cet article, mon calcul initial s’étant basé sur un retour uniquement à pied, mais un certain nombre de trajet ayant des tapis roulants dans les 2 sens. Du coup, je suis obligé de mettre une vitesse différente de celle du tapis initial.

Le point d’équilibre est donc le point où le temps mis à parcourir la longueur F à contre-courant est égal au temps mis à parcourir la longueur R sur le tapis puis la longueur R+F sur le moyen emprunté pour le retour. Ce sont des Durées, donc des Longueur / Vitesse. Je vous rassure, ce moment est d’une durée infinitésimale, donc vous n’aurez pas longtemps à vous poser la question. On a donc:

Equation initiale

En développant tout ça et en regroupant R et F:

Equation developpee

Equation regroupee

Equation regroupee2

Equation regroupee3

Tiens, vous avez vu? On divise par M+A des 2 côtés. Allez hop ! On simplifie !

Equation simplifiee

Pour un résultat final d’équilibre:

Equation simplifiee2

Han. Comme quoi, je m’étais planté dans le RER. Avec une formule plus simple, puisque j’avais A = 0 à ce moment là. Comme quoi:

  1. Il faut toujours se relire
  2. Mon thé n’était pas encore arrivé aux synapses.

Si F est inférieur, autant faire demi-tour (on suppose que vous êtes seul dessus). Si F est supérieur, avancez jusqu’au bout.

Un exemple? Soit un humain marchant dynamiquement à 6km/h, sur le tapis de Montparnasse à 3 km/h (pas le rapide qui n’aura pas duré longtemps, donc). Le point d’équilibre est tel que:

Exemple1

Exemple2

Exemple3

Tiens? Heureux hasard…

Si cet humain n’a pas atteint la moitié du tapis, qu’il fasse demi-tour. Au delà, il vaut mieux qu’il continue.

Voilà, la prochain fois que ça vous arrivera, vous aurez un outil parfaitement adapté à votre prise de décision, ce qui minimisera le temps que vous perdrez. Toujours ravi de vous aider!

 

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Disque monde orphelin

modranvdark_postLe 12 Mars 2015, le monde a perdu un grand écrivain en en la personne de Terry Pratchett, après une longue bataille avec une forme rare d’Alzheimer. Cet auteur, inventeur entre autres du Disque-Monde, un monde plat, circulaire, sur le dos de 4 éléphants, eux-même juchés sur la grande Tortue A’Tuin (« dont l’apparence est empruntée aux mythes Indiens, il vaut mieux le rappeler, sinon des Indiens pourrait nous envahir et faire quelque chose de terrible, genre boire du lait », Terry Pratchett, Nantes, 2004) est l’un de mes préférés. J’avais à l’époque voulu recenser les hommages qui lui était fait, et… La vie, tout ça.

Mais j’en ai croisé un à l’instant, donc, hop, n’est pas mort, ce qui à jamais dort.

Les crayons de Florine – Le dessin qui a (re)lancé cet article

Le Monde  – Florilège

ZDnet  – Rajouter une ligne de commande sur un serveur pour que, de manière transparente, le nom de Terry Pratchett soit « prononcé » continuellement sur le réseau. Une belle réutilisation d’un élément d’un de ses romans.

Une pétition (que j’avais signée) enjoignant la mort à nous le rendre – Certains commentaires sont magiques. Je suis surpris qu’elle n’ait pas atteint 35k signatures…

xkcd: une trilogie qu’il faut que je découvre…

20 minutes / florilège de tweets

Rappelons que, lorsqu’il a été fait chevalier, il s’est fait faire une épée. En métal issu d’une météorite tombée dans son jardin.


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Boulet: Ook

Un blog faisant un tour de l’univers du Disque Monde.

Je mettrai à jour cet article au fur et à mesure que j’en croiserai à nouveau. De votre côté, n’hésitez pas si vous en avez croisé de sympas.

UPDATE DU 27/10/2015

Quelques mots de Neil Gaiman (en plus je l’ai lu plusieurs fois cet article, je sais pas pourquoi je ne l’ai pas mis), un autre auteur que j’aime beaucoup, même si certaines de ses nouvelles sont vraiment horribles au point de me mettre mal à l’aise.
Une gigantesque fresque hommage à Londres (potentiellement trop temporaire, malheureusement).

Zelda, vraiment?

modranvdark_postJe… Viens de finir Zelda: a Link between worlds.

La princesse de Lorule se nomme Hilda.

La princesse de Hyrule se nomme Zelda.

Y a pas eu comme un mélange? Où est le royaume de Zerule? Et la princess Lolda? Ça a l’air d’une rigolote…

Oui, c’est tout ce que j’ai à dire, pourquoi?

Accro du hunting

modranvdark_post

Quand on m’a annoncé que Monster Hunter 4 Ultimate (disons MH4U entre nous) commençait avec un affrontement contre un Darhen Mohran (orthographe à confirmer; quand t’es dans l’action, tu demandes pas son nom à la bête), ma première pensée a été « Ah, ils partent comme ça :/ »

« Comme ça » faisant allusion à une tendance que j’aperçois dans pas mal de jeux ces dernières années, surtout dans les suites, où on vous fait démarrer avec un niveau/équipement de malade dans un affrontement hyper-épique (soit en massacrant du péon de base par pack de douze, soit face à une créature monumentale) avant de tout vous faire perdre. Le Dahren Mohran mangeant des baleines bleues au petit déj sans avoir besoin de mâcher (à condition que les baleines se promènent dans le désert; ça reste un Dragon des Sables), ça ressemblait au deuxième cas.

L'une des deux créatures sur cette image a des milliers de victimes à son actif. L'autre est un Dragon Ancien.

L’une des deux créatures sur cette image a des milliers de victimes à son actif. L’autre est un Dragon Ancien.

Sauf qu’on parlait de Monster Hunter. La série où le 3 te fait commencer en sous-vêtements, avec un vague couteau comme arme (le 3 Ultimate a au moins la décence de fournir l’armure la plus fine du jeu et un exemplaire de chaque arme de base histoire de laisser à chacun l’occasion de trouver son style). Le 4U donc, te fait affronter un Dragon Ancien. En sous-vêtements. Sans arme.

Comme dit un PNJ très justement, « elles doivent être de la taille d’une bosse de Duramboros » (Note: Je serai curieux de savoir si la phrase est la même avec un personnage féminin *tousse*).

J’ai bien dit affronter. pas vaincre (SPOILER ALERT!). Et ça change tout.

Pourquoi?

Nous avons ici deux cas:

– Cas 1: le personnage a un équipement / un pouvoir / un niveau augmenté. Il affronte quelque chose qui montre qu’il est puissant. Peu après avoir vaincu ce quelque chose, il perd tout ça (malédiction, rêve, dysfonctionnement, accident… you name it, tvtropes got it). Plusieurs heures de jeu après, il retrouve un équivalent de cette puissance.

– Cas 2: le personnage se retrouve face à quelque chose de puissant. Il n’a pas l’équipement / Pouvoir / niveau nécessaire. Il ne vas pas vaincre ce quelque chose. Plusieurs heures de jeu après, il a ce qui lui permet de vaincre ce quelque chose de puissant.

Grossièrement, les 2 cas mènent a atteindre un certain niveau de puissance.

Le premier, toutefois, est lié à un sentiment de perte. Dans le sens où on nous a retiré quelque chose que nous possédions. Le but est d’atteindre à nouveau cette puissance.

Le deuxième cas, lui, est lié à un sentiment de perte. Cette fois, dans le sens échec. le niveau de puissance n’est qu’un moyen. Le but, c’est de vaincre ce quelque chose qu’on a vu au début du jeu. Pour moi, ça a quelque chose de plus positif car ce n’est pas le pouvoir au service du pouvoir, mais le pouvoir au service de la victoire (ou de la vengeance, certes).

Pour reprendre la manière de faire de Monster Hunter: Dans le 3U, le personnage arrive dans un village ravagé par des tremblements de terre. Ces tremblements de terre sont dû à une créature, le Lagiacrus. On nous explique bien qu’on n’a pas le niveau (un peu comme les loups parlent de Shere Khan avec peur et révérence, on a peur du Lagiacrus avant de le voir), et qu’on va commencer petit. Les premières missions sont faciles, et, dans un jeu appelé le chasseur de Monstres, sont plutôt des quêtes postales (ie « ramenez moi X poissons »). A noter qu’elles servent de premier tutoriel pour prendre en main le jeu. Puis lors de la 3e ou 4e mission de ce type, le Lagiacrus s’invite.

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Merci à pachyrhinosaurus pour cette représentation (cliquez sur l’image pour sa page Deviant)

Honnêtement, j’aimerai redevenir un nouveau joueur pour revivre ce moment. Je connais au moins une personne à qui il a fait tellement peur qu’elle n’a pas osé entrer dans l’eau chercher les objets à ramener pendant près d’un quart d’heure. Et il n’est pas là juste pour faire joli. Il est là pour vous manger. Et vous ne pouvez rien lui faire… Vous devez l’éviter et récupérer ce qui vous intéresse tant bien que mal.

Ce n’est que bien plus tard qu’on le fera fuir. Et plus tard encore qu’on pourra le tuer.

Et du coup, apparaît le Deviljho pour le remplacer. De la même manière, sa première apparition n’est pas prévue, et il s’incruste dans la mission. Mais contrairement au Lagiacrus, il va s’inviter à nouveau. Et à nouveau. Et à nouveau, de manière aléatoire pendant loooongtemps (je l’ai finalement abattu au bout de 200h de jeu, et j’ai poussé un cri de joie en balançant mon poing vers le ciel *tousse*)

Pour expliciter le premier cas j’ai… En fait, j’ai rien qui me vient, mais je sais que j’en ai fait. Et du coup, j’ai l’impression que le 2e cas rend les choses plus marquantes.

Et vous, des exemples? Vous préférez le premier cas, justement?

La dernière Chasse

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Le vieux chasseur se penche en avant, le visage prêt du feu.

– La dernière chasse du Deviljho ? Encore ? Vous ne voulez pas que je vous en raconte une autre ? Non ?

Ses yeux se perdent dans les flammes, comme s’il revoyait des scènes lointaines. Puis sa voix se fait entendre, dans un murmure rapidement montant.

– Pour comprendre l’importance de cette chasse, il faut comprendre la relation que les chasseurs avaient avec le Deviljho. Cela faisait des mois qu’il s’invitait dans les chasses du village.

Vous pouviez être en train de suivre un Rathalos à la trace, ce qui, croyez-moi, n’est déjà pas une partie de plaisir, et soudain, de derrière un pan de montagne, vous aperceviez cette masse de cuir émeraude. Cette gueule au menton recouvert de durillons pointus gros comme mon poing. Et là votre cœur s’arrêtait un instant…

J’ai connu des chasseurs qui ont arrêté à cause de ça.

Car le Deviljho… Le Deviljho est un peu comme un grand chien farceur. Il adore arriver dans votre dos pour vous pousser du menton. Il vient vous prendre dans ses bras – la seule chose ridiculement petite chez lui – dès qu’il vous voit, ou vous saute dessus pour vous montrer son affection. Sauf qu’il fait le poids d’une montagne. Et que ses crocs sont gros comme ma tête.

Un silence s’installe autour du feu.

– Et puis la demande est arrivée de la guilde. « Chasser le Deviljho ». Ça avait l’air si simple, écrit comme ça sur un bout de papier grand comme ma main. Mais ça voulait dire autre chose aussi : jusqu’ici, il nous avait semblé invincible. Impossible de le tuer, ou même de lui faire mal. Mais là, la guilde nous disait que c’était possible.

Possible. Pas simple. Juste possible. Mais c’est déjà une différence énorme. Grosse comme un durambouros !

La première chasse s’est mal finie. Le chasseur a été retrouvé inconscient – quelle chance – au pied du volcan où le Deviljho avait fait sa tanière. Il a récupéré, nous a dit qu’il savait ce qu’il devait faire, ce qui lui manquait, et il est reparti. Après avoir pris tout ce qui lui manquait, et croyez-moi qu’à la réflexion, il était parti un peu léger question équipement. Comme si le Deviljho était n’importe quel Jaggi. Son sac devait être grand comme moi !

La chasse en elle-même n’a pas d’importance.

Ce qui est important, ce fut la fin. Et pour ça, je ne vais pas faire appel qu’à ma mémoire, je vais faire aussi appel à votre imagination…Imaginez-vous… Imaginez vos membres presque brisés par les coups de queue d’une créature capable d’exploser des rochers. Votre corps meurtri par des crocs capables de déchirer la cuirasse d’un Agnaktor. Votre armure portant les marques des protubérances de son menton, rappelez-vous, grosses comme mon poing, j’ai dit. Votre visage brulé par cette espèce d’acide noire qu’il crache de temps à autre. Vos chakas sont morts, leurs petits corps brisés derrière un rocher quelconque.

Vous n’avez plus rien pour faire passer la douleur. Potion, méga-potion ? Hah ! Potion ancestrale ? Vous avez brisé la fiole vide de rage sur son épiderme. Secrète ? Vous ne savez même plus à quoi elle ressemble. Plus d’herbe, de champignon. Plus d’énergie.

Il vous semble que vos bras sont si fatigués que votre corne de chasse pèse le poids d’un Aptonoth mâle. Plus la moindre bombe de bouse pour l’obliger à lâcher prise lorsqu’il vous plaque au sol. Et lui ? Tout semble aller bien pour lui.

Vous passez vos options en revue. Une viande teintée fournie par la guilde. Pourquoi pas. Si ça marche, il sera paralysé quelques secondes, et vous aurez au moins la fierté (vide de sens) d’avoir duré encore un peu.

Et là, soudainement, vous le voyez s’arrêter, vous tourner le dos, et traînant la patte, s’éloigner.

Traînant la patte.

TRAÎNANT LA PATTE !

Il souffre. Il est affaibli.

Pourquoi ne l’avez-vous pas vu plus tôt ?! Vous n’étiez pas si bien préparé, finalement. Mais ce n’est pas grave. Il souffre. Il est affaibli. Si tout se passe bien, demain, vous aurez un nouveau trophée sur votre mur.

Un trophée gros comme un Deviljho.Et encore, y a pas d'humain pour donner une idée de la taille.

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